Vitesse et accélération

Si vous avez déjà voyagé en TGV, vous avez sans doute remarqué qu’il nous est impossible de ressentir la vitesse.

Même à 300 km/h, lorsque nous fermons les yeux, nous sommes incapables de mesurer l’allure à laquelle nous nous déplaçons, ni même de la distinguer d’une situation d’immobilité.

Il y a une raison toute simple à cela : le corps humain n’est pas sensible à la vitesse.

En revanche, le corps humain est sensible à l’accélération, c’est-à-dire au changement de vitesse.

Si, en marchant, vous vous êtes déjà heurté par inattention à un lampadaire, vous avez eu l’occasion d’observer que la plus petite décélération nous affecte grandement.

Il en va exactement de même pour ce qui est de notre quotidien, de nos habitudes et de notre mode de vie.

Ce qui est difficile, ce n’est pas la vitesse imposée par le fait d’entreprendre.

Ce qui est difficile, c’est le changement de vitesse que nous subissons lorsque nous entreprenons, par rapport à notre situation précédente.

Nous pouvons tirer deux conclusions de cette réflexion :

  • La première : pour minimiser l’accélération, tentons d’entreprendre de manière progressive, par exemple en préparant un projet de création d’entreprise durant notre temps libre lorsque nous étudions ou pendant que nous occupons un emploi, plutôt que de tout plaquer et de nous jeter à l’eau.
  • La seconde : une fois que nous sommes lancés, tâchons de ne jamais nous arrêter, d’une part pour éviter une décélération brutale et néfaste, d’autre part pour éviter de devoir réaccélérer par la suite.
FacebookTwitterGoogle+LinkedIntumblrbufferEmail