Quel est notre métier ?

Etienne de Crécy déclarait récemment :

« Notre métier, ce n’est pas de vendre des CDs mais de la musique. »

Comment l’industrie musicale pourrait-elle concevoir de nouveaux Business Models si elle persiste à se tromper de métier ?

De la même manière, l’industrie de la distribution de produits électroniques semble vouloir s’acharner à exercer un métier qui n’est plus le sien.

En novembre dernier, mes parents ont commandé – et réglé – une tablette dans un magasin de l’une des plus grandes enseignes de France : leur produit, en rupture de stock, devait être à nouveau disponible mi-décembre, à temps pour les fêtes de fin d’année.

Le produit n’a pas été mis à leur disposition mi-décembre et aucun employé du magasin n’a pris la peine de le leur indiquer.

Lorsqu’ils se sont rendus sur place, aucune excuse ne leur a été présentée – le vendeur prétextant un retard de la part du fournisseur – et ils n’ont pu obtenir aucune estimation de la date de livraison de leur produit.

Suite à un email envoyé au Directeur Commercial de l’enseigne, le Directeur du magasin les a finalement rappelés et s’est occupé de la situation, leur offrant une housse à titre de geste commercial… plus de deux mois après leur commande initiale.

Face aux géants du web, qui proposent un choix plus vaste et des tarifs plus attractifs, le métier des enseignes physiques n’est évidemment plus de distribuer des produits, mais d’offrir à leurs clients une expérience d’achat inédite, inaccessible en ligne.

Là encore, comment ces grands groupes pourraient-ils réinventer leur Business Model s’ils persistent à exercer un métier qui n’est plus le leur ?

Nous pouvons tous être amenés à travailler dans une industrie ou une organisation qui montre des signes de faiblesse.

Si cela nous arrive, pensons à nous poser la bonne question : quel est notre métier ?

Bucket list

Dans The Bucket List, Morgan Freeman interprète Carter Chambers, un sexagénaire qui rêvait de devenir professeur d’histoire, mais avait passé toute sa vie à travailler comme mécanicien.

Alors qu’il est hospitalisé, il se souvient d’un exercice proposé par l’un de ses professeurs de faculté : dresser une liste de toutes les choses qu’il voulait accomplir au cours de sa vie.

La fameuse Bucket list.

Lorsqu’il apprend qu’il ne lui reste plus qu’une année à vivre, Carter se débarrasse de sa précieuse liste en la chiffonnant et la jetant au sol…

… pour le plus grand bonheur de son voisin de chambre : Edward Cole, interprété par Jack Nicholson, un milliardaire aigri, ironiquement propriétaire de l’hôpital dans lequel ils se trouvent.

Edward propose alors à Carter de financer un road-trip qui leur permettra de réaliser l’ensemble des éléments de la liste.

Une Bucket list est un formidable outil, pour au moins deux raisons :

  • D’une part, elle nous permet de prendre note de ce que nous désirons vraiment accomplir, et ainsi de nous organiser pour y parvenir.
  • D’autre part, elle nous aide à garder une trace de ce que nous avons déjà accompli, pour que nous n’oubliions pas de savourer le chemin parcouru.

Pour réaliser notre bucket list, une feuille et un stylo, un simple fichier Word ou – la solution que je préfère – une note Evernote, suffisent.

Nous pouvons également utiliser des outils plus spécifiques, tels que le site Bucketlist.org ou les applications Wunderlist et Rember The Milk.

Réaliser une bucket list : n’est-ce pas là un excellent premier élément pour une bucket list ?

P.S. : heureuse coïncidence, le titre de la version française de The Bucket List n’est autre que Sans Plus Attendre.