Leçons de Longboard

Cet été, Noémie & moi nous sommes essayés au Longboard.

(Bien entendu, nous étions plus proches de ce type de pratique, que de celui-ci ou de celui-là.)

Quelques idées que nous en avons retirées :

  1. Pour nous lancer, lire des magazines sur le sujet, consulter des sites web et visionner des vidéos peut éventuellement nous aider. Il est plus efficace encore de prendre une planche et de monter dessus.
  2. Pour débuter, inutile d’acheter du matériel de professionnel, hors de prix : mieux vaut investir le moins possible, nous faire une idée « sur le terrain », puis monter en gamme au fur et à mesure que nous progressons.
  3. Ce n’est pas en faisant du roller que nous apprendrons à tenir sur un skateboard. Cela peut aider, mais c’est évidemment en montant sur un skateboard que nous apprendrons à tenir dessus.
  4. La peur est à la fois une protection et un frein : il faut apprendre à l’écouter, la maîtriser et la dominer.
  5. « Rider », c’est oser : oser monter sur la planche, oser s’élancer, oser repousser les limites un peu plus à chaque fois.
  6. Faire du longboard permet — et implique — d’appréhender la route autrement : il est crucial de demeurer attentif aux moindres aspérités et de les prendre en compte le plus tôt possible pour pouvoir ajuster notre trajectoire de manière appropriée.
  7. Tomber fait partie du jeu : nous pouvons porter des protections, prendre des précautions, mais lorsque la chute arrive, il faut comprendre pourquoi nous sommes tombés puis remonter sur la planche. Le plus vite possible.
  8. Einstein nous disait :  » La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. » Cela vaut pour le longboard également.
  9. Il est crucial de maîtriser notre vitesse, de savoir freiner et d’être capable de sauter de la planche le cas échéant. Surtout, il est crucial de ne jamais nous laisser entraîner par notre propre allure.
  10. Il n’y a aucune honte à commencer doucement, sur une surface plane, avant de faire de la « descente » ou des acrobaties. C’est en réalité, la meilleure — la seule ? — façon de faire.

Bon « ride » à tous.

Steve Jobs : Secrets of Life

« (…) Tout ce qui est autour de vous, que vous appelez « la vie », a été fabriqué par des gens qui ne sont pas plus intelligents que vous. Et vous pouvez changer cela. Vous pouvez construire vos propres « choses » que d’autres personnes pourront utiliser. (…) C’est sans doute la chose la plus importante. (…) »

Une belle leçon, tirée d’un extrait inspirant de Steve Jobs Visionnary

La Règle FedEx

FedEx est mondialement reconnue comme l’une des organisations les plus avancées en matière de gestion de la qualité.

Cela n’est pas – entièrement – dû à l’exceptionnelle prestation de Tom Hanks dans Seul au monde, mais à un principe simple expliqué à tout nouvel employé : la Règle du 1-10-100.

Cette règle stipule :

  • Si une erreur est identifiée à la source, il en coûtera $1 de la corriger.
  • Si une erreur se répercute sur le processus suivant, il en coûtera $10 de la corriger.
  • Si une erreur est transmise jusqu’au client final, il en coûtera $100 de la corriger.

FedEx encourage donc l’ensemble de ses employés à officier en tant que contrôleurs-qualité afin qu’ils puissent identifier, corriger et même prévenir toute erreur le plus tôt possible.

Deux remarques à propos de ce principe :

  1. La Règle du 1-10-100 ne se limite pas aux entreprises de logistique et de transport, mais peut tout aussi bien trouver une application dans bon nombre d’organisations, et même dans notre vie quotidienne.
  2. Face au scandale FedEx Guy Throwing My Computer Monitor, la réponse du service client de FedEx à travers l’intervention de Matthew Thornton, III a été exemplaire. Mais en deux jours – délai de réponse de FedEx – la vidéo du client mécontent avait été visionnée plusieurs millions de fois sur YouTube. A l’heure du web et de la mondialisation, où tout s’accélère et s’amplifie, ne devrions-nous pas actualiser la Règle du 1-10-100, par exemple en la renommant Règle du 1-1.000-1.000.000 ?

Bonus : un excellent article expliquant scientifiquement la raison d’être de Wilson, le fidèle compagnon de Chuck Noland.

PS : merci W-RI pour cet annuaire société innovant.

Quel est notre métier ?

Etienne de Crécy déclarait récemment :

« Notre métier, ce n’est pas de vendre des CDs mais de la musique. »

Comment l’industrie musicale pourrait-elle concevoir de nouveaux Business Models si elle persiste à se tromper de métier ?

De la même manière, l’industrie de la distribution de produits électroniques semble vouloir s’acharner à exercer un métier qui n’est plus le sien.

En novembre dernier, mes parents ont commandé – et réglé – une tablette dans un magasin de l’une des plus grandes enseignes de France : leur produit, en rupture de stock, devait être à nouveau disponible mi-décembre, à temps pour les fêtes de fin d’année.

Le produit n’a pas été mis à leur disposition mi-décembre et aucun employé du magasin n’a pris la peine de le leur indiquer.

Lorsqu’ils se sont rendus sur place, aucune excuse ne leur a été présentée – le vendeur prétextant un retard de la part du fournisseur – et ils n’ont pu obtenir aucune estimation de la date de livraison de leur produit.

Suite à un email envoyé au Directeur Commercial de l’enseigne, le Directeur du magasin les a finalement rappelés et s’est occupé de la situation, leur offrant une housse à titre de geste commercial… plus de deux mois après leur commande initiale.

Face aux géants du web, qui proposent un choix plus vaste et des tarifs plus attractifs, le métier des enseignes physiques n’est évidemment plus de distribuer des produits, mais d’offrir à leurs clients une expérience d’achat inédite, inaccessible en ligne.

Là encore, comment ces grands groupes pourraient-ils réinventer leur Business Model s’ils persistent à exercer un métier qui n’est plus le leur ?

Nous pouvons tous être amenés à travailler dans une industrie ou une organisation qui montre des signes de faiblesse.

Si cela nous arrive, pensons à nous poser la bonne question : quel est notre métier ?