Inverser le processus de recrutement

Lorsque je vivais à Ottawa, je projetais de m’expatrier aux Etats-Unis l’année suivante. La difficulté résidait, bien évidemment, dans le fait que je ne disposais pas d’un visa de travail.

Pour y remédier, j’ai mené une expérience. Plutôt que de postuler à des centaines d’offres d’emplois, avec une candidature standardisée, j’ai procédé de la manière suivante :

  1. Sélectionner trois entreprises pour lesquelles j’avais vraiment envie de travailler.
  2. Créer une candidature sur mesure pour chacune d’elle, sous la forme d’un site internet dédié, expliquant pourquoi et comment nous pouvions collaborer.
  3. Envoyer la candidature individuellement à chaque personne susceptible d’influencer le recrutement d’un nouvel employé : les responsables opérationnels, les chargés des ressources humaines et même… les dirigeants.

Résultat : je n’ai pas obtenu un emploi aux Etats-Unis. Toujours faute de visa. Mais à travers cette méthode, je me suis vu recevoir trois propositions – sur trois candidatures – soit un taux de réussite de 100%.

Aller vers une entreprise et lui expliquer, nominativement, pourquoi nous voulons travailler pour elle - et non simplement pourquoi nous recherchons un emploi – nous permet de rééquilibrer le rapport de force candidat/recruteur et parfois même, d’inverser le processus de recrutement.

En nous démarquant significativement des autres candidats, nous « sortons du lot » et dépassons la phase de sélection : il ne nous revient plus, alors, de prouver que nous sommes la meilleure option parmi un pool de prétendants, mais il est question, pour l’organisation, de trouver le poste qui nous conviendra le mieux et grâce auquel elle pourra tirer parti de notre énergie, de notre enthousiasme et de notre capacité à prendre des initiatives.

Une situation. Deux solutions. Et définitivement, des résultats différents.

Bonus : un guide pratique reprenant pas à pas la méthode proposée dans ce post est disponible dans le Chapitre 4 de Se lancer sans attendre.

Superman, Batman & MacGyver

Superman est un super héros parce qu’il possède des capacités extraordinaires : il est génétiquement différent de vous et moi. Il est né ainsi. Ses super pouvoirs sont, chez lui, innés.

Batman appartient à une autre catégorie de super héros : il n’est pas né avec des pouvoirs surhumains. En revanche, il a su utiliser la fortune à sa disposition pour développer une infrastructure qui lui confère des pseudo-pouvoirs.

MacGyver, quant à lui, n’est pas né avec avec des super pouvoirs. Il n’est pas non plus issu d’une famille particulièrement aisée. Ce qui le distingue, c’est son habileté à exploiter au mieux les moyens du bord pour arriver à ses fins.

Sans aucun doute, bénéficier d’un héritage génétique ou financier nous donne un avantage concurrentiel non-négligeable. Mais ne pas disposer d’un tel capital familial ne nous empêche pas d’accomplir de grandes choses : il suffit pour cela d’adopter le Système-D.

PS : Merci aux talentueux créateurs de WRI pour le travail exceptionnel qu’ils réalisent.

Le bon moment

La procrastination est sans aucun doute l’un des pires ennemis de l’entrepreneur. Cette habitude de remettre au lendemain ce qui doit être fait aujourd’hui est un poison dont nous devons nous débarrasser, le plus tôt possible.

Je ne fais pas ici allusion aux petites tâches du quotidien que nous n’aimons pas effectuer, comme faire le ménage ou régler une facture. Non, il est bien plutôt question des grandes choses que nous voulons accomplir : ces projets dont nous rêvons mais qui, dans le même temps, nous terrifient. Cette idée d’entreprise qui sommeille dans un coin de notre tête depuis des années. Ce rêve d’expatriation que nous nourrissons en secret. Cette oeuvre que nous avons créée mais que nous avons peur de montrer en public.

Le bon moment – celui où toutes les conditions sont réunies pour que le plan se déroule sans accroc – n’existe pas. Le seul moment où nous pouvons réellement entreprendre, c’est aujourd’hui. Maintenant. Et pour cela, nous devons avoir le courage de nous concentrer sur ce qui est important. Coûte que coûte. Cela réclame de la détermination, de l’astuce et beaucoup d’énergie.

Impossible ? Non. C’est en réalité très simple, pour peu que l’on ait une botte secrète. La mienne : avoir pris conscience de la valeur du temps.

[Ce texte est extrait du Chapitre 2 de Se lancer sans attendre - Génération d'entrepreneurs, paru aux éditions Diateino.]