Leçons de Longboard

Cet été, Noémie & moi nous sommes essayés au Longboard.

(Bien entendu, nous étions plus proches de ce type de pratique, que de celui-ci ou de celui-là.)

Quelques idées que nous en avons retirées :

  1. Pour nous lancer, lire des magazines sur le sujet, consulter des sites web et visionner des vidéos peut éventuellement nous aider. Il est plus efficace encore de prendre une planche et de monter dessus.
  2. Pour débuter, inutile d’acheter du matériel de professionnel, hors de prix : mieux vaut investir le moins possible, nous faire une idée « sur le terrain », puis monter en gamme au fur et à mesure que nous progressons.
  3. Ce n’est pas en faisant du roller que nous apprendrons à tenir sur un skateboard. Cela peut aider, mais c’est évidemment en montant sur un skateboard que nous apprendrons à tenir dessus.
  4. La peur est à la fois une protection et un frein : il faut apprendre à l’écouter, la maîtriser et la dominer.
  5. « Rider », c’est oser : oser monter sur la planche, oser s’élancer, oser repousser les limites un peu plus à chaque fois.
  6. Faire du longboard permet — et implique — d’appréhender la route autrement : il est crucial de demeurer attentif aux moindres aspérités et de les prendre en compte le plus tôt possible pour pouvoir ajuster notre trajectoire de manière appropriée.
  7. Tomber fait partie du jeu : nous pouvons porter des protections, prendre des précautions, mais lorsque la chute arrive, il faut comprendre pourquoi nous sommes tombés puis remonter sur la planche. Le plus vite possible.
  8. Einstein nous disait :  » La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. » Cela vaut pour le longboard également.
  9. Il est crucial de maîtriser notre vitesse, de savoir freiner et d’être capable de sauter de la planche le cas échéant. Surtout, il est crucial de ne jamais nous laisser entraîner par notre propre allure.
  10. Il n’y a aucune honte à commencer doucement, sur une surface plane, avant de faire de la « descente » ou des acrobaties. C’est en réalité, la meilleure — la seule ? — façon de faire.

Bon « ride » à tous.

Appréhender un problème

Le verbe appréhender possède — au moins — deux significations en français :

  • L’une correspond à l’idée de redouter une situation, de craindre qu’un évènement fâcheux ne se réalise.
  • L’autre renvoie vers l’idée de comprendre une situation, de saisir intellectuellement la solution à un problème.

Une manière intéressante de voir les choses

Ces deux définitions correspondent exactement aux deux manières que nous avons d’appréhender un problème :

  • La première : y penser, s’en inquiéter, s’en préoccuper.
  • La seconde : y réfléchir, y travailler, s’en occuper.

Une manière encore plus intéressante de voir les choses

Ces deux façons de faire s’excluent mutuellement :

  • Lorsque nous nous préoccupons d’un problème, nous avons peu de chances de parvenir à nous en occuper
  • Lorsque nous nous occupons d’un problème, nous n’avons pas le temps de nous en préoccuper.

Comme toujours, un problème, deux approches.

A nous de choisir.

Steve Jobs : Secrets of Life

« (…) Tout ce qui est autour de vous, que vous appelez « la vie », a été fabriqué par des gens qui ne sont pas plus intelligents que vous. Et vous pouvez changer cela. Vous pouvez construire vos propres « choses » que d’autres personnes pourront utiliser. (…) C’est sans doute la chose la plus importante. (…) »

Une belle leçon, tirée d’un extrait inspirant de Steve Jobs Visionnary

Quel est notre métier ?

Etienne de Crécy déclarait récemment :

« Notre métier, ce n’est pas de vendre des CDs mais de la musique. »

Comment l’industrie musicale pourrait-elle concevoir de nouveaux Business Models si elle persiste à se tromper de métier ?

De la même manière, l’industrie de la distribution de produits électroniques semble vouloir s’acharner à exercer un métier qui n’est plus le sien.

En novembre dernier, mes parents ont commandé – et réglé – une tablette dans un magasin de l’une des plus grandes enseignes de France : leur produit, en rupture de stock, devait être à nouveau disponible mi-décembre, à temps pour les fêtes de fin d’année.

Le produit n’a pas été mis à leur disposition mi-décembre et aucun employé du magasin n’a pris la peine de le leur indiquer.

Lorsqu’ils se sont rendus sur place, aucune excuse ne leur a été présentée – le vendeur prétextant un retard de la part du fournisseur – et ils n’ont pu obtenir aucune estimation de la date de livraison de leur produit.

Suite à un email envoyé au Directeur Commercial de l’enseigne, le Directeur du magasin les a finalement rappelés et s’est occupé de la situation, leur offrant une housse à titre de geste commercial… plus de deux mois après leur commande initiale.

Face aux géants du web, qui proposent un choix plus vaste et des tarifs plus attractifs, le métier des enseignes physiques n’est évidemment plus de distribuer des produits, mais d’offrir à leurs clients une expérience d’achat inédite, inaccessible en ligne.

Là encore, comment ces grands groupes pourraient-ils réinventer leur Business Model s’ils persistent à exercer un métier qui n’est plus le leur ?

Nous pouvons tous être amenés à travailler dans une industrie ou une organisation qui montre des signes de faiblesse.

Si cela nous arrive, pensons à nous poser la bonne question : quel est notre métier ?

Le paradoxe des gaps culturels

En 2008, j’ai eu l’occasion de vivre deux mois à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Culture, climat, langue, législation, dynamisme économique : n’étant jamais allé au Moyen-Orient auparavant, je m’étais préparé à découvrir un environnement complètement différent de tout ce que j’avais connu.

Bien entendu, la situation n’était pas des plus confortables, mais cet état d’esprit m’a permis de m’acclimater rapidement à ce nouveau mode de vie, d’effectuer de formidables rencontres et de passer un séjour inoubliable.

En 2010, je suis reparti à l’étranger – au Canada – pour une durée d’un an.

Ayant déjà effectué un voyage touristique au Québec et vécu hors de France précédemment, je pensais être capable de m’adapter à ce nouveau pays relativement facilement. D’autant plus que j’étais familier avec la culture nord-américaine et les langues officielles parlées à Ottawa : l’anglais et le français.

C’est du moins, ce que je croyais.

En réalité, ce manque de recul a été un réel handicap : il m’a fallu plusieurs mois pour commencer à cerner les différences, en termes d’habitudes et de mentalités, qui séparent le Canada de la France. Et plusieurs mois encore avant, finalement, de m’intégrer et de m’épanouir dans ce nouvel environnement.

Paradoxalement, il peut être plus aisé de nous adapter dans des circonstances qui nous paraissent radicalement nouvelles et inconnues, qu’à une situation, en apparence, relativement semblable à ce que nous connaissons déjà.

Lorsque nous devons faire face à quelque chose de nouveau, notre appréhension – et donc notre vigilance – est notre meilleur atout pour nous adapter et pour réussir.

Apprenons à en tirer parti.

 

 

Une excellente leçon de Bill Gates [Twist Inside]

Il y a quelques années, Bill Gates a donné une mémorable présentation à des collégiens, en leur expliquant ce qu’ils n’apprendraient pas à l’école.

Voici une transcription, en français, du texte original :

  • « Règle N°1 : La vie est injuste. Faites-vous une raison. Un adolescent emploie l’expression « C’est injuste » en moyenne 8,6 fois par jour. Vous avez hérité de cette habitude de vos parents, qui ont répété cette expression si souvent que vous avez fini par penser qu’ils devaient être la génération la plus idéaliste de tous les temps. Lorsque vos parents ont commencé à entendre leurs enfants le dire à leur tour, ils ont pris conscience de la Règle N°1.
  • Règle N°2 : Le monde ne se soucie pas autant que l’école de votre amour propre. Il s’attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose avant de vous permettre de vous sentir bien. Cela pourra vous faire un choc. Habituellement, lorsque leur égo sur-dimensionné rencontre la réalité, les jeunes se plaignent que c’est injuste. (Voir Règle N°1.)
  • Règle N°3 : Désolé, vous ne gagnerez pas $40,000 par an en sortant du lycée. Vous ne serez pas Vice-Président et n’aurez pas, non plus, de téléphone dans votre voiture de fonction. Vous devrez peut-être même porter un uniforme, dont la marque ne sera pas GAP.
  • Règle N°4 : Si vous pensez que vos professeurs sont durs avec vous, attendez d’avoir un patron. N’ayant pas le statut de titulaire, il se pourrait qu’il soit un peu plus crispé. Lorsque vous échouerez, il ne vous demandera pas comment cela vous affecte.
  • Règle N°5 : Faire cuire des hamburgers n’est pas une humiliation. Vos grands-parents avaient d’ailleurs un autre mot pour désigner cette activité : ils appelaient cela une opportunité. Ils ne se sentaient pas non plus humiliés à l’idée de gagner le SMIC. Ils se seraient sentis humiliés de rester assis tout le week-end à parler de Kurt Cobain.
  • Règle N°6 : Ce n’est pas de la faute de vos parents. Si vous échouez, vous en êtes responsables. C’est la contrepartie de « C’est ma vie »« Vous n’êtes pas mes supérieurs » et de toute autre affirmation de votre génération. Lorsque vous aurez dix-huit ans, ce sera à vous de vous prendre en charge. Ne vous en plaignez pas, vous passeriez pour un baby-boomer.
  • Règle N°7 : Avant que vous ne naissiez, vos parents n’étaient pas aussi ennuyeux qu’ils le sont aujourd’hui. Ils sont devenus comme cela à force de payer vos factures, de ranger votre chambre et de vous entendre dire à quel point vous êtes cool. Au fait, avant que vous ne sauviez la forêt tropicale de tous les déchets de la génération de vos parents, commencez donc pas ranger le placard de votre chambre.
  • Règle N°8 : L’école ne fonctionne peut-être plus suivant une logique « Gagnant-Perdant ». La vraie vie, si. Dans certaines écoles, on vous donne autant de chances que nécessaire pour trouver la bonne réponse. Les notes éliminatoires ont été abolies et il n’y a plus de « Premier de la classe », afin d’éviter de heurter la sensibilité de qui que ce soit. On donne autant d’importance aux efforts fournis, qu’aux résultats obtenus. Tout cela, évidemment, n’a aucune ressemblance avec la vraie vie. (Voir Règle N°1, Règle N°2 et Règle N°4.)
  • Règle N°9 : La vie n’est pas divisée en semestres, et l’été n’est pas une période de congés. Pâques non plus. On attend de vous que vous soyez présents chaque jour. Pendant huit heures. Et vous n’avez pas l’opportunité de recharger vos batteries toutes les dix semaines. Cela ne s’arrête simplement jamais. Pendant que nous y sommes, très peu d’emplois sont destinés à vous aider à vous exprimer ou à vous « trouver ». Plus rares encore sont ceux destinés à vous aider à vous épanouir. (Voir Règle N°1 et Règle N°2.)
  • Règle N°10 : La télévision n’est pas la vraie vie. Votre vie n’est pas une sitcom. Vos problèmes ne seront pas tous résolus en moins de trente minutes, pages de publicité comprises. En fait, dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler. Vos amis ne seront pas aussi joyeux et influençables que Jennifer Aniston.
  • Règle N°11 : Soyez sympa avec les nerds. Vous pourriez finir par travailler pour l’un d’eux. Nous pourrions tous finir par travailler pour l’un d’eux.
  • Règle N°12 : Fumer ne vous rend pas « cool ». Cela vous rend stupide. La prochaine fois que vous vous promenez, regardez un enfant de onze ans avec un mégot dans la bouche. C’est ce à quoi vous ressemblez aux yeux de toute personne de plus de vingt ans. Idem pour le fait « d’exprimer votre personnalité » avec des cheveux violets ou un piercing.
  • Règle N°13 : Vous n’êtes pas immortel. (Voir Règle N°12.) Si vous avez l’impression que vivre intensément, mourir jeune et partir en laissant derrière vous un joli cadavre est romantique, de toute évidence vous n’avez pas eu l’occasion de voir le corps de l’un de vos camarades « à température ambiante » récemment.
  • Règle N°14 : Appréciez votre situation tant que vous le pouvez. Il est certain que vos parents sont un fardeau, que l’école est un calvaire et que la vie est déprimante. Mais un jour, vous réaliserez à quel point il est merveilleux d’être jeune. Peut-être pouvez-vous commencer à le faire dès maintenant. Je vous le recommande. »

Voilà une excellente leçon.

Cette leçon n’est pas excellente parce qu’elle nous vient de Bill Gates.

En fait, elle ne nous vient pas de Bill Gates. Comme nous l’explique Snopes.com, le célèbre fondateur de Microsoft n’a jamais tenu un tel discours. Mais celui-ci semble lui avoir été attribué, à maintes reprises, en raison de la Règle N°11.

Nous devons ce texte à Charles J. Sykes, auteur de Dumbing Down Our Kids et de 50 Rules Kids Won’t Learn in School.

Non, cette leçon est excellente, tout simplement, parce qu’elle est pertinente.

Le Monopoly et la vraie vie

Quelques idées inspirées du Monopoly et applicables dans la « vraie vie » :

  • Inutile de posséder un hôtel rue de la Paix pour gagner
  • Tant que la partie n’est pas terminée, tout est possible
  • Mieux vaut payer ses impôts et ses amendes
  • « Cash is king »

En bonus : la règle – souvent ignorée – qui permet d’éviter les parties interminables.