Faire ce que nous aimons Vs. Aimer ce que nous faisons

Faire ce que nous aimons.

Voilà une phrase certes séduisante, mais bien éloignée de la réalité.

Evidemment, nous aimerions tous pouvoir être rémunérés en exerçant les activités que nous apprécions spontanément, avec en filigrane l’idée que cela nous rendra plus heureux.

Toutefois, ce raisonnement soulève trois questions :

  1. Ce que nous aimons faire pour nous détendre nous plaira-t-il toujours lorsque nous devrons le faire au quotidien, sur commande, pour assurer notre rémunération ?
  2. Si nous n’avons pas de « grande passion » pour une activité en particulier, sommes-nous condamnés à en exercer une qui ne nous épanouisse pas ?
  3. De la même manière, si nous avons une « grande passion » pour une activité en particulier sans pouvoir en vivre, sommes-nous condamnés à en exercer une qui ne nous épanouisse pas ?

Les réponses à ces questions varient suivant chaque situation.

Mais il existe une solution alternative, que nous pouvons tous mettre en oeuvre, quelle que soit notre activité : aimer ce que nous faisons.

En d’autres termes, ne nous attendons pas, passivement, à ce que la passion vienne de ce que nous faisons, mais injectons, activement, de la passion dans ce que nous avons à faire.

Aimer ce que nous faisons est le chemin vers la rigueur, la persévérance et le progrès et par conséquent, vers le succès et la reconnaissance : voilà la véritable origine de tout cercle vertueux.

Action > Accès

Il y a encore peu de temps, si nous voulions apprendre quelque chose de nouveau, nous devions nous rendre dans un lieu donné, à un moment donné : l’accès à l’information était limité dans le temps et dans l’espace.

Ceux qui avaient la chance de disposer du savoir bénéficiaient alors d’un avantage non-négligeable sur ceux qui n’en disposaient pas.

Le web a fondamentalement changé la donne : aujourd’hui, nous sommes capables d’accéder à des articles, des tutoriels et même des cours, à tout moment, et où que nous soyons.

Avec un simple ordinateur et une connexion internet, nous pouvons apprendre à cuisiner, créer des sites web ou investir en bourse.

Le défi n’est plus d’accéder à la connaissance, mais de ne pas nous laisser happer par trop de connaissance, au point d’en oublier de passer à l’action.

Comme l’explique Tony Wagner, « ce que nous savons a beaucoup moins d’importance que ce que nous sommes capables de faire à partir de ce que nous savons. »

L’avantage n’est plus à ceux qui savent, mais à ceux qui font.