Quel est notre métier ?

Etienne de Crécy déclarait récemment :

« Notre métier, ce n’est pas de vendre des CDs mais de la musique. »

Comment l’industrie musicale pourrait-elle concevoir de nouveaux Business Models si elle persiste à se tromper de métier ?

De la même manière, l’industrie de la distribution de produits électroniques semble vouloir s’acharner à exercer un métier qui n’est plus le sien.

En novembre dernier, mes parents ont commandé – et réglé – une tablette dans un magasin de l’une des plus grandes enseignes de France : leur produit, en rupture de stock, devait être à nouveau disponible mi-décembre, à temps pour les fêtes de fin d’année.

Le produit n’a pas été mis à leur disposition mi-décembre et aucun employé du magasin n’a pris la peine de le leur indiquer.

Lorsqu’ils se sont rendus sur place, aucune excuse ne leur a été présentée – le vendeur prétextant un retard de la part du fournisseur – et ils n’ont pu obtenir aucune estimation de la date de livraison de leur produit.

Suite à un email envoyé au Directeur Commercial de l’enseigne, le Directeur du magasin les a finalement rappelés et s’est occupé de la situation, leur offrant une housse à titre de geste commercial… plus de deux mois après leur commande initiale.

Face aux géants du web, qui proposent un choix plus vaste et des tarifs plus attractifs, le métier des enseignes physiques n’est évidemment plus de distribuer des produits, mais d’offrir à leurs clients une expérience d’achat inédite, inaccessible en ligne.

Là encore, comment ces grands groupes pourraient-ils réinventer leur Business Model s’ils persistent à exercer un métier qui n’est plus le leur ?

Nous pouvons tous être amenés à travailler dans une industrie ou une organisation qui montre des signes de faiblesse.

Si cela nous arrive, pensons à nous poser la bonne question : quel est notre métier ?

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