CTRL-Z / CMD-Z IRL

L’une des fonctionnalités les plus utiles — et les plus utilisées — en informatique est vraisemblablement le raccourci clavier CTRL-Z / CMD-Z, qui permet d’annuler la dernière action effectuée.

Une fonctionnalité pratique en informatique donc, mais dont nous ne disposons pas IRL ou, si vous préférez, dans la vraie vie.

Pourtant, les occasions ne manquent pas.

Combien de fois aimerions-nous pouvoir revenir en arrière lorsque nos paroles dépassent notre pensée, lorsque nous commettons une infraction au code de la route ou lorsque nous échouons à un examen ?

En attendant qu’Emmett Brown ne rende tout cela possible, la meilleure attitude à adopter semble être de ne pas chercher à annuler les actions qui nous ont causé du tort, mais plutôt d’apprendre de nos erreurs pour éviter de les reproduire.

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Le meilleur investissement

L’achat d’actions Facebook lors de l’introduction en bourse de la société, ou l’acquisition d’un logement à San Francisco il y a quelques dizaines d’années auraient constitué d’heureux investissements.

Mais il existe des investissements d’une autre nature, non financiers, qui peuvent nous procurer des bénéfices tout aussi précieux : des progrès intellectuels ou spirituels, des rencontres, des expériences, des émotions, ou même du temps.

A ce jour, voici ce que je considère comme étant les trois meilleurs investissements qu’il m’ait été donné de faire :

  • Numéro 3 : la lecture des oeuvres de Dale Carnegie, qui me permet chaque jour de porter un regard différent sur le monde.
  • Numéro 2 : le Projet DODEQA, qui m’a permis de passer une année à la fois inoubliable et inestimable, tout en lançant ma « carrière ».
  • Numéro 1 : l’hygiène de vie que je m’impose, tant en termes d’alimentation et d’exercice physique que de sommeil, dans le but de préserver ma santé.

Définitivement, un investissement n’est pas nécessairement financier.

En réalité, tout porte à croire que les meilleurs investissements ne le sont pas.

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La mauvaise foi

Il y a quelques semaines, dans le cadre de la préparation d’une émission de radio, la question suivante m’a été posée :

« Entreprendre, est-ce tout contrôler ? »

Evidemment, lorsque nous entreprenons, nous devons être attentifs aux plus petits détails.

Mais nous devons également faire le meilleur usage possible de nos ressources, particulièrement de notre temps.

Après avoir réfléchi à la question ci-dessus, je dirais donc qu’entreprendre, ce n’est pas tout contrôler, c’est plutôt « choisir ses combats ».

Il y a un combat en particulier que j’ai choisi de ne pas mener : la lutte contre la mauvaise foi.

Car nous ne pouvons rien contre la mauvaise foi.

Mis à part, peut-être, apprendre à la reconnaître, pour être en mesure de fuir lorsqu’elle se présente à nous.

A l’inverse, apprenons à reconnaître la bonne foi, et à construire des relations de confiance avec ceux qui en font preuve.

Bonus : Sur le même sujet, découvrez ou redécouvrez l’excellent guide des Arguments Réthologiques Fallacieux d’Information Is Beautiful.

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Startup Backpack, le livre dédié aux entrepreneurs du numérique

L’écosystème des startups est par essence très dynamique.

A tel point qu’il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.

En étroite collaboration avec La Petite Etoile, et avec le soutien de Mazars, nos amis de chez Maddyness ont travaillé d’arrache-pied pour vous proposer un guide synthétique — mais très complet — de ce qu’il y a à savoir à propos de ce microcosme effervescent.

Le résultat ? Le livre Startup Backpack.

10 chapitres. 164 pages. Et des centaines de liens utiles.

Le tout pour 5€ en version électronique ou 15€ en version papier.

Découvrez l’intégralité de ce projet original sur le site StartupBackpack.co.

Et surtout, un grand bravo à Margaux, Julien, Louis & Etienne.

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Acquis sociétaux

Les acquis sociaux sont un sujet de division dans notre pays.

Loin de moi la prétention de trancher cette question épineuse et éminemment politique.

En revanche, un sujet étroitement lié nous intéresse aujourd’hui : ce que j’appellerais les acquis sociétaux.

Si tant est que nous puissions employer une telle expression, les acquis sociétaux pourraient être définis comme l’ensemble des règles qui prévalent aujourd’hui dans notre société, et qui nous sont favorables.

Il s’agit par exemple de la stabilité de notre régime politique, de notre système de protection sociale ou encore de notre accès universel à l’éducation.

Autant d’éléments qui nous permettent de bénéficier d’une certaine qualité de vie, notamment en comparaison d’autres pays.

La plupart de ces éléments sont le fruit de l’Histoire, c’est-à-dire du travail — et parfois du combat — des générations précédentes.

Un héritage précieux donc, que nous devons honorer, et préserver contre les éventuelles menaces induites par les changements économiques et géopolitiques mondiaux.

Des changements qui remettent en question nos emplois, notre niveau de vie, notre sécurité sociale et bien d’autres choses encore.

Des changements face auxquels nous devons impérativement (ré)agir.

Mais le meilleur moyen de défendre ce pour quoi les générations précédentes se sont battues n’est pas de le graver dans le marbre.

En réalité, le seul moyen d’honorer notre héritage sociétal est d’en tirer parti pour créer de nouvelles choses, développer de nouvelles idées, bâtir de nouvelles entreprises… et façonner les acquis sociétaux de demain.

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La grande aventure LEGO

Il y a quelques jours, je suis allé voir le film La grande aventure LEGO, que j’ai apprécié à plus d’un titre :

  • En tant qu’auteur de Se lancer sans attendre, j’ai apprécié la critique de la société de consommation, dans laquelle notre seul objectif serait de travailler pour consommer les produits dont les publicitaires nous vantent les mérites dans les médias.
  • En tant que marketer, j’ai assisté à une mémorable leçon de content marketing, de la part d’une marque qui parvient à capter l’attention de sa cible pendant près de deux heures, l’immergeant dans son univers, lui offrant une expérience émotionnelle captivante, le tout en contextualisant ses produits et en faisant preuve d’autodérision.
  • En tant qu’entrepreneur, j’ai été sensible à la morale proposée, suggérant que nous pouvons tous avoir des idées originales et utiliser les éléments à notre disposition pour leur donner forme.
  • En tant que spectateur, j’ai tout simplement passé un agréable moment.

Bravo LEGO. Et merci.

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Vitesse et accélération

Si vous avez déjà voyagé en TGV, vous avez sans doute remarqué qu’il nous est impossible de ressentir la vitesse.

Même à 300 km/h, lorsque nous fermons les yeux, nous sommes incapables de mesurer l’allure à laquelle nous nous déplaçons, ni même de la distinguer d’une situation d’immobilité.

Il y a une raison toute simple à cela : le corps humain n’est pas sensible à la vitesse.

En revanche, le corps humain est sensible à l’accélération, c’est-à-dire au changement de vitesse.

Si, en marchant, vous vous êtes déjà heurté par inattention à un lampadaire, vous avez eu l’occasion d’observer que la plus petite décélération nous affecte grandement.

Il en va exactement de même pour ce qui est de notre quotidien, de nos habitudes et de notre mode de vie.

Ce qui est difficile, ce n’est pas la vitesse imposée par le fait d’entreprendre.

Ce qui est difficile, c’est le changement de vitesse que nous subissons lorsque nous entreprenons, par rapport à notre situation précédente.

Nous pouvons tirer deux conclusions de cette réflexion :

  • La première : pour minimiser l’accélération, tentons d’entreprendre de manière progressive, par exemple en préparant un projet de création d’entreprise durant notre temps libre lorsque nous étudions ou pendant que nous occupons un emploi, plutôt que de tout plaquer et de nous jeter à l’eau.
  • La seconde : une fois que nous sommes lancés, tâchons de ne jamais nous arrêter, d’une part pour éviter une décélération brutale et néfaste, d’autre part pour éviter de devoir réaccélérer par la suite.
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Disponible ≠ A disposition

A l’heure de l’hyperconnectivité généralisée, la frontière entre la disponibilité et la captivité est parfois mince, voire inexistante.

Quoi de plus normal, après tout, dans un monde où nous pouvons communiquer partout et tout le temps ?

Toutefois, ce n’est pas parce que nous pouvons répondre à quelqu’un, que nous devons le faire.

Et réciproquement, ce n’est pas parce que nous pouvons solliciter une personne, que nous devons le faire.

Dès lors, tâchons d’être aussi disponibles que possible pour nos interlocuteurs, sans pour autant être à leur disposition.

Et surtout, acceptons qu’il en soit ainsi pour eux également.

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Comprendre sans approuver

Dans notre société de consommation, où une mode en chasse une autre, il n’est pas toujours simple, ni même possible, de nous tenir informés de la dernière tendance.

En revanche, certaines de ces modes sont plus fortes que d’autres et perdurent suffisamment longtemps pour toucher le grand public.

Nous ne sommes pas obligés d’aimer ni même d’approuver Violetta, Candy Crush ou Crocs.

Mais notre rôle est de ne pas y être imperméable au point de dénier leur existence.

Au contraire, notre rôle est de comprendre ce qui fait le succès de ces modes, pour mieux connaître ce qui suscite l’intérêt de nos semblables, et nous en inspirer.

Pour créer, à notre tour, quelque chose que nous approuverons.

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Le paradis des entrepreneurs n’existe pas

L’une des questions qui m’a le plus souvent été posée à la suite du Projet DODEQA était :

« Dans quel pays vaut-il mieux créer son entreprise ? »

Plus amusant encore, est le sous-entendu qui accompagne cette question, et qui appelle une réponse du type :

« Certainement pas en France ! »

En ce qui me concerne, rien n’est plus éloigné de la réalité.

Oui, j’ai des velléités — et un projet concret — de repartir à l’étranger pour y créer une entreprise dans un avenir proche.

Et oui, il y a des choses que j’aimerais voir évoluer positivement dans notre pays.

Mais je suis profondément convaincu qu’il n’existe pas de paradis des entrepreneurs, quoi que suggèrent les classements.

Chaque pays comporte son lot d’avantages et de contraintes pour y créer et développer une activité professionnelle.

Si nous disposons de ressources importantes, d’une expérience solide et d’un potentiel de développement en Asie, alors effectivement, Hong Kong offre de nombreux avantages, fiscaux et stratégiques.

Mais si nous débutons notre carrière, que nous avons besoin de financements extérieurs et d’un accompagnement à la création d’entreprise, alors la France est loin d’être une option de second choix.

Sans même parler de l’excellent statut de JEI ou des nombreux avantages sociaux dont nous pouvons bénéficier.

Après tout, comme le dit la boutade populaire :

« Pôle Emploi est le premier Business Angel de France. »

Bien entendu, je ne suis pas un expert de ce sujet et mon point de vue est tout à fait discutable.

En revanche, je dont je suis certain, c’est que notre soi-disant environnement hostile à la création d’entreprise n’est pas une raison pour ne pas entreprendre.

Tout au plus s’agit-il d’une mauvaise excuse.

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