Evolution de la chaîne de valeur

Autrefois, produire du contenu — articles de journaux, émissions de radio, programmes télévisés — était réservé aux sociétés de production et aux médias, ce qui leur conférait un avantage certain.

Mais aujourd’hui, alors que chacun de nous est en mesure de produire son propre contenu, la force des médias ne réside plus dans leur capacité de production, mais de diffusion massive.

Autrefois, ouvrir une boutique physique ou créer un site de vente en ligne était complexe, long et coûteux : la simple présence d’un marchand lui conférait alors un avantage certain pour vendre.

Mais aujourd’hui, alors que chacun de nous est en mesure de créer une boutique en ligne sans connaissances techniques particulières, en quelques clics et pour quelques euros, il ne suffit plus d’être présent pour vendre : il est nécessaire d’être visible.

Que ce soit dans le monde des médias ou du commerce, la donne change, les « barrières à l’entrée » se déplacent et la structure de la chaîne de valeur évolue.

De moins en moins, il est question de production et d’infrastructures.

De plus en plus, la diffusion d’information est au coeur des défis des organisations et des individus.

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Une autre clé de l’eCommerce

Il n’y a que trois raisons potentielles pour lesquelles un site eCommerce puisse ne pas être rentable :

  1. Un nombre insuffisant d’internautes visitent la boutique.
  2. Parmi les internautes qui visitent la boutique, un nombre insuffisant passent commande.
  3. Les commandes passées par les clients ne génèrent pas suffisamment de marge pour couvrir les charges de la structure.

Une erreur courante consiste à vouloir régler le problème N°1 en premier, puis le problème N°2 et enfin le problème N°3.

En réalité, il est nécessaire de procéder dans le sens inverse :

  • S’assurer que chaque commande génère une bénéfice suffisant car, même un million de ventes à pertes ne permettront pas de rentabiliser le site.
  • Optimiser le taux de transformation du site afin de convertir le maximum de visiteurs en clients car, même un million de visites sont inutiles si elles ne génèrent pas de ventes.
  • Déployer des campagnes d’acquisition client qualifiées afin d’alimenter une machine — à présent — bien huilée.

Remarque intéressante : si nous mettons de côté l’aspect technique des choses, ce raisonnement ne se limite pas à l’eCommerce, mais s’applique à toute entreprise, qui doit par définition se faire connaître, générer des ventes et dégager une marge au passage.

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« Conseil d’ami »

Il y a quelques temps, un confrère responsable d’une agence web me confiait avoir suivi un programme de formation à la gestion de campagnes publicitaires Facebook, dispensé à distance par un employé de… Facebook. Le résultat ? Un budget en hausse et des taux de clics en baisse.

D’une manière similaire, Guillaume Truttmann expliquait en août dernier sur son blog comment il avait vu le coût de ses campagnes Adwords augmenter — et leur efficacité diminuer — en suivant les recommandations automatiques de… Google.

Dans un cas comme dans l’autre, il apparaît que les intérêts respectifs du « conseilleur » et du « conseillé » sont loin d’être alignés.

Avant de suivre un « conseil d’ami », nous devrions toujours nous poser deux questions :

  • S’agit-il réellement d’un conseil, ou d’un argumentaire de vente ?
  • Le conseil nous est-il prodigué par un « ami », ou par un prestataire dont les intérêts sont opposés aux nôtres ?

Les bons conseils et les amis sont rares : les conseils d’amis le sont encore davantage.

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L’art de planifier

Rares sont les plans qui se déroulent sans accrocs.

Si les médiums, voyants et autres marabouts sont en mesure de prédire l’avenir, pour la plupart d’entre nous, il est extrêmement difficile de prévoir, avec exactitude et certitude, comment les évènements vont se dérouler.

Lorsque nous planifions un projet, le principal danger réside dans l’écart entre nos prévisions et la réalité.

Afin de réduire les risques liés à cet écart potentiel, trois options sont à notre disposition :

  1. Développer nos compétences de planification, afin de concevoir des prévisions les plus réalistes possibles.
  2. Travailler rigoureusement à la mise en oeuvre du plan, dans le but de faire coller les résultats effectifs aux prévisions.
  3. Apprendre à gérer les écarts incompressibles lorsqu’ils surviennent.

Surtout, n’oublions pas qu’une prévision n’est rien de plus qu’une pré-vision, au service de notre vision.

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Le chat et la pluie

La croyance populaire veut qu’un chat qui passe la patte derrière son oreille annonce la pluie.

Chacun est libre de penser ce qu’il souhaite de cette croyance.

Quoi qu’il en soit, nous pouvons sans doute nous accorder sur un point : lorsqu’un chat passe la patte derrière son oreille, rien ne sert de le réprimander.

Pourtant, combien de fois pestons-nous contre celles et ceux qui nous apportent de mauvaises nouvelles, quand bien même ils n’en sont pas à l’origine ?

Combien de fois perdons-nous un temps précieux à protester contre l’inévitable, alors qu’il suffirait simplement d’adapter notre comportement.

Combien de fois grognons-nous après un chat, au lieu de prévoir un parapluie ?

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Planification absolue Vs. Planification relative

La planification absolue consiste à planifier un évènement quoi qu’il arrive, en fixant une date, en prenant un RDV ou en établissant un calendrier.

Ce type de planification est le fondement de l’organisation d’évènements, de la gestion de projets et de la conception d’emplois du temps.

La planification relative, elle, consiste à planifier un évènement si et seulement si un autre évènement se produit.

Ce type de planification régit, entre autre, le fonctionnement des lois, des mathématiques et de la programmation informatique.

L’art de planifier revient à jongler habilement avec l’une et l’autre forme de planification, afin d’être capable de structurer un projet tout en conservant une certaine flexibilité.

Une approche qui nous est tout aussi utile lorsque nous voulons modifier un aspect de notre comportement ou développer une nouvelle compétence.

Bonus : L’excellent outil IFTT est une belle illustration de planification relative.

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Crowdfunding 1.0

Le 15 février dernier, ARTE diffusait La Statue de la Liberté : Naissance d’un symboleun documentaire consacré à la création de l’un des monuments les plus célèbres du monde.

Contrairement aux idées reçues, Lady Liberty n’a pas été offerte par la France aux Etats-Unis, mais résulte d’une collaboration internationale entre le Peuple Français et le Peuple Américain, sans l’intervention ni le soutien d’aucun gouvernement.

En France, la statue a pu être financée grâce à des souscripteurs particuliers, qui reçurent en échange de leurs dons des représentations miniatures de l’oeuvre finale.

Aux Etats-Unis, la construction du socle a été permise par une campagne de financement participatif initiée par Joseph Pulitzer, qui proposa de publier le nom de chaque donateur en première page de son journal The World.

A ce titre, la Statue de la Liberté pourrait être considérée comme l’un des tout premiers projets financés par le Crowdfunding, bien avant Kickstarter ou KissKissBankBank.

Un mode de financement innovant pour l’époque, qui contribua grandement à faire de la Statue de la Liberté le symbole populaire qu’elle est aujourd’hui.

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« Commencer petit »

Il peut être décourageant de nous mesurer à celles et ceux qui font office de référence dans notre secteur : un artiste célèbre, un blog à succès ou une entreprise star.

Pour autant, nous ne devrions jamais avoir honte de « commencer petit ».

Entreprendre, même avec peu de moyens, à une petite échelle et/ou avec un objectif limité, demeurera infiniment plus porteur que de ne pas prendre d’initiative du tout.

Pour y parvenir, gardons en mémoire cette sage parole de Lao-Tseu :

« Un voyage de mille lieues
commence toujours par un premier pas. »

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Ma Grand-Mère

Ma Grand-Mère utilise Windows 8, sur son propre ordinateur portable.

Ma Grand-Mère maîtrise Word, Excel et Outlook, des outils qui lui permettent d’assurer la comptabilité du club féminin dont elle est trésorière.

Ma Grand-Mère se servait de Messenger, mais que voulez-vous, ce n’est plus « à la mode » : elle est donc passée à Skype.

Ma Grand-Mère est sur le point d’acheter un smartphone, car elle a « honte » de son téléphone à clapet.

Ma Grand-Mère passe ses ordres de bourse en ligne, parce qu’elle juge cela « plus pratique ».

Ma Grand-Mère porte une montre digitale, des sneakers brillantes et du vernis à ongle bleu.

Ma Grand-Mère a 91 ans.

Nous pouvons dénier le progrès technologique et réfuter l’évolution de la société, en nous enfermant dans la nostalgie d’autrefois.

Ou alors, nous pouvons nous remettre en question, faire les efforts nécessaires pour nous adapter au monde d’aujourd’hui et tirer parti de ce qui s’offre à nous pour aller de l’avant.

Ma Grand-Mère, elle, a choisi il y a bien longtemps.

Pour cela, elle a toute mon admiration.

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L’économie de la confiance

Tout, dans notre société, repose sur la confiance.

Nous travaillons pour des employeurs ou pour des clients, car nous leur faisons confiance pour rémunérer nos efforts.

Nous plaçons nos économies dans les banques, car nous leur faisons confiance pour les conserver et éventuellement les faire fructifier.

Nous envoyons nos enfants dans les écoles, car nous leur faisons confiance pour les instruire de la meilleure manière qui soit.

Lorsque cette confiance diminue, ou pire, disparaît, c’est la survie-même de notre société qui est mise en jeu.

Les crises économiques, les guerres, les coups d’état, les divorces, les disputes, les litiges : chacun de ces évènements est causé par un manque de confiance.

Pourtant, nous ne ménageons pas toujours la confiance que les autres placent en nous.

Et nous sommes les premiers à nous offusquer lorsque les autres en font de même.

Voici pourquoi nous ne devrions jamais mentir à ceux qui nous font confiance, ni faire confiance à ceux qui nous mentent.

 

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