Le matérialisme, prison dorée

Les vêtements que nous portons, les produits que nous consommons, les lieux où nous vivons : tous ces éléments de notre vie forment la prison dorée dans laquelle nous nous enfermons, bien volontairement, lorsque nous recherchons un statut social à travers les objets.

Pourquoi parler de prison ?

  • Financièrement, parce que plus nous allouons d’argent à l’acquisition d’objets, moins nous en disposons pour vivre des expériences enrichissantes.
  • Matériellement, parce que ce que nous possédons nous attache à l’endroit où nous l’accumulons.
  • Émotionnellement, parce que notre état de bien-être finit par être l’otage de ce que nous sommes en mesure de nous offrir, ou non.

Si ce que nous possédons – ou voulons posséder – limite notre liberté d’agir, de bouger ou de penser, il me semble légitime d’employer le terme de prison.

Dans son fascinant ouvrage intitulé All The Money In The World, Laura Vanderkam nous explique que les personnes les plus heureuses du monde ont en commun de privilégier l’être et le vivre plutôt que l’avoir.

Pour notre plus grand bonheur, existerait-il un moyen de posséder moins et d’expérimenter davantage ? Je le pense, oui : il s’agit du minimalisme rationnel.

[Ce texte est extrait du Chapitre 2 de Se lancer sans attendre – Génération d’entrepreneurs, paru aux éditions Diateino.]

FacebookTwitterGoogle+LinkedIntumblrbufferEmail