Disruptif. Ou pas.

Au coeur de la notion de disruption, réside un paradoxe.

Une innovation ne peut être qualifiée de disruptive si elle ne tranche pas suffisamment avec les codes, les usages ou les technologies existantes.

Une innovation ne peut pas, non plus, être qualifiée de disruptive si elle tranche trop avec ces mêmes codes, ces mêmes usages ou ces mêmes technologies.

Le Newton d’Apple, sorti en 1993, préfigurait de bien des façons les smartphones et les tablettes tactiles que nous utilisons aujourd’hui : mais le contraste radical avec son époque en a fait un échec retentissant et il fut retiré du marché cinq ans plus tard.

Inversement, l’iPhone a — pour ainsi dire — créé un nouveau marché. Un phénomène rendu possible certes, par à une « révolution » technologique, mais surtout grâce à une dynamique, à la fois commerciale chez Apple et sociale chez ses clients.

En somme, la disruption ne consiste pas seulement à inventer l’avenir sans le connecter au présent.

Mais bien plutôt à faire le lien entre aujourd’hui et demain.

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