Les chiens aboient, la caravane passe

Au mois d’octobre, j’ai eu le plaisir d’intervenir lors des Rencontres Entre-preneurs 2013 organisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Eure-et-Loire.

Ce soir-là, Cyril Lignac est venu partager son expérience d’entrepreneur : outre son activité médiatique, le chef préféré des français est à la tête d’un groupe qui emploie 130 personnes, au sein de quatre sociétés.

Lors de son intervention, Cyril Lignac a expliqué que sa célébrité n’avait pas toujours été un avantage.

Ainsi, au début de sa carrière, certains « vrais » chefs comme il les appelle, refusaient de lui serrer la main — lui qui était jeune et étiqueté Vu à la TV — et ne tarissaient pas de critiques à son sujet.

Une période difficile pour ce passionné, admirateur de toujours de ces grands héros des fourneaux, qu’il a su traverser en travaillant d’arrache-pied pour parvenir au succès que tous lui reconnaissent aujourd’hui.

Une stratégie payante car, comme il le dit si bien :

Les chiens aboient, la caravane passe.

Voilà une belle leçon que nous pouvons garder en mémoire, à double-titre :

  • Face à une situation qui nous dérange, rien ne sert de râler, de pester, d’aboyer : cela n’a aucune chance de faire bouger les choses. La meilleure manière de contester un ordre bien mal établi est assurément d’entreprendre (quoi que ce soit).
  • Lorsque nous sommes sous le feu des critiques, ne laissons pas ces dernières stopper nos efforts. Si elles sont constructives, prenons les en considération et ajustons notre course. Si elles ne le sont pas, ignorons-les et continuons notre chemin.

Quant à moi, Monsieur Lignac, sachez que vous avez toute ma sympathie et que je suis ravi que vous n’ayez jamais arrêté de « donner du bonheur aux gens ».

Omelette ou Fritatta ?

Lorsque je vivais à Ottawa, j’adorais le dimanche midi, un moment généralement dédié à un superbe brunch.

La plupart des restaurants proposaient les traditionnels eggs & bacon.

D’autres tentaient de se différencier en proposant des omelettes en tous genres, toutes plus évoluées les unes que les autres : salami, brocoli, poulet, saumon, cheddar, etc.

Il y avait un restaurant où j’aimais aller en particulier, car il proposait une alternative intéressante à toutes ces omelettes sophistiquées : des frittatas toutes simples, cuisinées uniquement avec des blancs d’oeufs.

Une façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des omelettes — toujours plus évolués, pour gagner la course au « toujours plus ».

Une autre façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des frittatas — plus simples, pour sortir de cette course et redéfinir les règles du jeu.

C’est en substance ce que prône l’excellent livre Innovation Jugaad de mon camarade Navi Radjou.

C’est également l’axe stratégique emprunté par la formidable équipe de Be-Bound : à l’heure où la guerre entre les opérateurs fait rage pour savoir qui à la meilleure 4G, cette start-up franco-américaine propose aux possesseurs de smartphones d’utiliser le réseau 2G, afin de demeurer toujours connectés, y compris lorsque les lignes 3G sont saturées ou inexistantes.

Définitivement, innover ce n’est pas toujours faire plus : c’est aussi, parfois, savoir faire moins, pour faire tout simplement mieux.

Alors : omelette ou frittata ?

Nouveau projet

Cela fait maintenant deux années que je tente d’étudier au mieux l’E-Commerce :

  • D’abord, en tant qu’observateur, avec le Projet DODEQA.
  • Puis, en tant que E-Commerçant, avec Candyscovery.
  • Et enfin, en tant que Consultant, avec Astuto.

L’ensemble de ces démarches m’ont permis de réaliser deux choses :

  • D’une part, il est chaque jour plus simple, plus rapide et moins coûteux de créer un site web, qu’il s’agisse d’une boutique ou d’une simple vitrine.
  • D’autre part — et il s’agit-là d’un corollaire du point précédent — en raison du grand nombre de sites existants, et créés, il est extrêmement difficile d’émerger et de générer du trafic qualifié, tout en préservant la rentabilité du projet.

Comme je l’explique dans le chapitre 8 de Se lancer sans attendre, en complément d’une stratégie de marketing par la qualité, le meilleur moyen de se faire connaître sur le web, tout en maîtrisant son budget publicitaire, consiste à produire du contenu pertinent pour les personnes à qui nous souhaitons nous adresser, et à fédérer une communauté autour de notre marque afin de diffuser ce contenu.

Pour répondre au besoin des organisations de se faire connaître — et de recruter de nouveaux clients — en ligne, Noémie et moi avons conçu deux services, mêlant marketing digital et stratégie d’entreprise.

Le premier, SOS Communtiy Manager, est une Agence de Community Management, proposant une prestation de conception et d’implémentation de stratégies de communication sur les réseaux sociaux.

Le second, SOS Rédacteur Web, est une Agence de Content Marketing, offrant un service de conception et de déploiement de stratégies de création de contenu de marque.

Voici donc le projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois et auquel nous consacrons dorénavant toute notre énergie. Si les débuts sont encourageants, nous serions ravis, dans une optique d’amélioration continue, de connaître votre opinion :

  • Comment trouvez-vous les sites respectifs de SOS Community Manager & SOS Rédacteur Web ?
  • Pensez-vous que ces services puissent avoir un sens pour votre entreprise ?
  • Pourquoi ?

N’hésitez pas à me transmettre votre opinion sur ce projet à l’adresse habituelle — hello@thibaudclement — j’aurai grand plaisir à échanger avec vous.

A bientôt.

Appréhender un problème

Le verbe appréhender possède — au moins — deux significations en français :

  • L’une correspond à l’idée de redouter une situation, de craindre qu’un évènement fâcheux ne se réalise.
  • L’autre renvoie vers l’idée de comprendre une situation, de saisir intellectuellement la solution à un problème.

Une manière intéressante de voir les choses

Ces deux définitions correspondent exactement aux deux manières que nous avons d’appréhender un problème :

  • La première : y penser, s’en inquiéter, s’en préoccuper.
  • La seconde : y réfléchir, y travailler, s’en occuper.

Une manière encore plus intéressante de voir les choses

Ces deux façons de faire s’excluent mutuellement :

  • Lorsque nous nous préoccupons d’un problème, nous avons peu de chances de parvenir à nous en occuper
  • Lorsque nous nous occupons d’un problème, nous n’avons pas le temps de nous en préoccuper.

Comme toujours, un problème, deux approches.

A nous de choisir.

Avantage comparatif

Dans la petite commune de Bandol, les commerces et les restaurants se renouvellent constamment.

Une question de mode sans doute.

Un défi économique, aussi certainement.

Comme dans bon nombre de villes de la côte d’azur, les commerçants et les restaurateurs subissent depuis quelques années un véritable effet ciseau :

  • d’un côté, l’achat de matières premières, le coût de la main d’oeuvre et – surtout – le prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter
  • de l’autre, il n’est pas possible de répercuter ces hausses sur les prix, en raison notamment de la crise, et de l’éclosion des nombreuses offres concurrentes « all-inclusive » défiant, justement, toute concurrence

Un restaurant, cependant, existe depuis plusieurs dizaines d’années.

Même équipe, même carte, même bâtisse.

La raison de cette pérennité inégalée – et inégalable – dans la région ?

Il y a vingt-cinq ans, le patron a décidé d’investir dans ses propres locaux.

Conséquence : sa principale « charge » – son bail commercial – n’en est plus une, et constitue à présent un actif sur lequel il peut capitaliser, contrairement à la plupart de ses concurrents qui continuent de voir leurs résultats s’éroder au fil du temps.

Nous pouvons apprendre deux leçons de cette histoire :

  1. Nous constituer un actif – et capitaliser dessus – est non seulement une démarche d’investissement prudente, mais nous permet également de développer un véritable avantage comparatif, stratégique pour notre activité. Un actif n’est pas nécessairement immobilier : il peut tout aussi bien être financier, intellectuel ou marketing.
  2. Le meilleur moment pour nous constituer un actif était il y a vingt-cinq ans. Le second meilleur moment, est aujourd’hui.

N’attendons plus : construisons notre avantage comparatif dès maintenant.