Monsieur Hesse

Initiative France est un formidable réseau associatif qui accompagne les entrepreneurs de deux façons :

  • En phase de création, en proposant des prêts d’honneur, personnels, à 0%.
  • En phase de développement de l’activité, en offrant la possibilité aux créateurs d’être  parrainés par un entrepreneur aguerri.

Dans le cadre de notre nouveau projet, Noémie & moi avons pu bénéficier des services d’Initiative Loiret — la plateforme locale d’Initiative France pour notre département — et avons demandé à être parrainés.

C’est ainsi que nous avons rencontré Monsieur Hesse, un entrepreneur orléanais de 43 ans qui a cédé, il y a quelques années, sa première entreprise à son principal client.

Depuis, Monsieur Hesse a créé de nouvelles entreprises et offre une partie de son précieux temps à de jeunes entrepreneurs, comme nous.

Au cours d’une première rencontre de trois heures, Monsieur Hesse nous a aidés à trouver plus de réponses à nos questions que nous n’avions pu le faire par nous-mêmes au cours des trois mois précédents.

Grâce à son expérience tout à la fois riche et différente de la nôtre — il opérait et opère encore dans des secteurs autres que le web — Monsieur Hesse est capable de porter un regard objectif et critique sur notre projet.

Quant à l’humilité dont il fait preuve lorsqu’il nous conseille, celle-ci ne fait que consolider l’admiration que nous avons à son égard.

Cerise sur le gâteau, Monsieur Hesse a spontanément mobilisé ses relations afin de nous donner un coup de pouce supplémentaire.

Fort de cette expérience, si je devais compléter le chapitre 3 de Se lancer sans attendre, je recommanderais à tout entrepreneur « débutant » de faire tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir l’aide d’un mentor.

Sous quelque forme que ce soit.

P.S. : « Monsieur Hesse » est bien entendu un pseudonyme utilisé pour préserver l’anonymat de notre bonne étoile.

Grand ménage d’Automne

Si vous avez lu Se lancer sans attendre, vous connaissez sans doute les avantages du minimalisme, et les contraintes du matérialisme.

Récemment, je me suis livré à un petit exercice, en décidant de faire le grand ménage dans mes affaires.

Résultat :

  • Les vêtements trop petits ont été déposés dans l’un des nombreux conteneurs du Relais.
  • Une partie des livres ont été offerts à mes amis grenoblois de chez Co-Work, dans le but de peupler leur conviviale bibliothèque collaborative.
  • Tout ce qui pouvait avoir une seconde vie a été déposé chez Cash Express.
  • Le reste a été apporté à la déchèterie la plus proche.

Quelle que soit la taille de notre bureau, de notre maison ou de notre chambre, nous disposons forcément d’objets inutiles, accumulés au fil du temps, qui pourraient servir à d’autres personnes, à travers le don, le recyclage ou la revente.

Faire le grand ménage ne prend pas beaucoup de temps, mais présente l’avantage de libérer notre espace, de nous procurer un certain plaisir et même parfois de récolter quelques euros.

Inutile d’attendre le Printemps pour se lancer dans le grand ménage.

Nouveau projet

Cela fait maintenant deux années que je tente d’étudier au mieux l’E-Commerce :

  • D’abord, en tant qu’observateur, avec le Projet DODEQA.
  • Puis, en tant que E-Commerçant, avec Candyscovery.
  • Et enfin, en tant que Consultant, avec Astuto.

L’ensemble de ces démarches m’ont permis de réaliser deux choses :

  • D’une part, il est chaque jour plus simple, plus rapide et moins coûteux de créer un site web, qu’il s’agisse d’une boutique ou d’une simple vitrine.
  • D’autre part — et il s’agit-là d’un corollaire du point précédent — en raison du grand nombre de sites existants, et créés, il est extrêmement difficile d’émerger et de générer du trafic qualifié, tout en préservant la rentabilité du projet.

Comme je l’explique dans le chapitre 8 de Se lancer sans attendre, en complément d’une stratégie de marketing par la qualité, le meilleur moyen de se faire connaître sur le web, tout en maîtrisant son budget publicitaire, consiste à produire du contenu pertinent pour les personnes à qui nous souhaitons nous adresser, et à fédérer une communauté autour de notre marque afin de diffuser ce contenu.

Pour répondre au besoin des organisations de se faire connaître — et de recruter de nouveaux clients — en ligne, Noémie et moi avons conçu deux services, mêlant marketing digital et stratégie d’entreprise.

Le premier, SOS Communtiy Manager, est une Agence de Community Management, proposant une prestation de conception et d’implémentation de stratégies de communication sur les réseaux sociaux.

Le second, SOS Rédacteur Web, est une Agence de Content Marketing, offrant un service de conception et de déploiement de stratégies de création de contenu de marque.

Voici donc le projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois et auquel nous consacrons dorénavant toute notre énergie. Si les débuts sont encourageants, nous serions ravis, dans une optique d’amélioration continue, de connaître votre opinion :

  • Comment trouvez-vous les sites respectifs de SOS Community Manager & SOS Rédacteur Web ?
  • Pensez-vous que ces services puissent avoir un sens pour votre entreprise ?
  • Pourquoi ?

N’hésitez pas à me transmettre votre opinion sur ce projet à l’adresse habituelle — hello@thibaudclement — j’aurai grand plaisir à échanger avec vous.

A bientôt.

Un nouveau Business Model pour la boulangerie

En début de mois, j’ai eu l’occasion d’assister à la remise des Trophées de l’Entreprise.

L’un des lauréats était Philippe Cavagna, Directeur Général de Banette, pour le trophée Made In Loiret, qui expliquait alors :

Les arrivées successives, sur le marché de la boulangerie, de nouveaux acteurs (les grandes surfaces et les terminaux de cuissons) et de produits de substitution (offres de restauration rapide à base de pâtes ou de sushi) ont contribué à faire évoluer le coeur de métier du boulanger.

Celui-ci ne peut plus se contenter de produire du bon pain pour réussir : il doit également assurer le développement de son entreprise, en termes de comptabilité, de ressources humaines et de marketing.

Conscients de cela, les dirigeants de Banette ont apporté une réponse pragmatique aux boulangers, à la hauteur de leur défi :

  • une marque nationale, disposant d’une forte présence en mass-medias
  • des outils de signalétiques et de communication locaux
  • une cellule dédiée à la recherche et au développement, afin de coller aux tendances culinaires et de créer de nouveaux produits
  • une farine de qualité constante, pour un pain « toujours aussi bon »
  • une école de formation, permettant un transfert de savoir et de savoir-faire permanent

Cette stratégie a permis à la petite entreprise de Briard de développer une forte notoriété — 8 français sur 10 connaissent la marque Banette — et de s’implanter dans 3.000 des 33.000 boulangeries françaises.

C’est en cernant les enjeux du métier de boulanger, que Banette a été capable de mettre au point un nouveau Business Model pour l’ensemble du secteur et de créer un véritable réseau de points de vente.

Bonus : interview d’Alexander Osterwalder, co-auteur de l’ouvrage de référence Business Model Generation et co-créateur du célèbre Business Model Canvas, réalisée dans le cadre de l’écriture de Se lancer sans attendre.

Inverser le processus de recrutement

Lorsque je vivais à Ottawa, je projetais de m’expatrier aux Etats-Unis l’année suivante. La difficulté résidait, bien évidemment, dans le fait que je ne disposais pas d’un visa de travail.

Pour y remédier, j’ai mené une expérience. Plutôt que de postuler à des centaines d’offres d’emplois, avec une candidature standardisée, j’ai procédé de la manière suivante :

  1. Sélectionner trois entreprises pour lesquelles j’avais vraiment envie de travailler.
  2. Créer une candidature sur mesure pour chacune d’elle, sous la forme d’un site internet dédié, expliquant pourquoi et comment nous pouvions collaborer.
  3. Envoyer la candidature individuellement à chaque personne susceptible d’influencer le recrutement d’un nouvel employé : les responsables opérationnels, les chargés des ressources humaines et même… les dirigeants.

Résultat : je n’ai pas obtenu un emploi aux Etats-Unis. Toujours faute de visa. Mais à travers cette méthode, je me suis vu recevoir trois propositions – sur trois candidatures – soit un taux de réussite de 100%.

Aller vers une entreprise et lui expliquer, nominativement, pourquoi nous voulons travailler pour elle - et non simplement pourquoi nous recherchons un emploi – nous permet de rééquilibrer le rapport de force candidat/recruteur et parfois même, d’inverser le processus de recrutement.

En nous démarquant significativement des autres candidats, nous « sortons du lot » et dépassons la phase de sélection : il ne nous revient plus, alors, de prouver que nous sommes la meilleure option parmi un pool de prétendants, mais il est question, pour l’organisation, de trouver le poste qui nous conviendra le mieux et grâce auquel elle pourra tirer parti de notre énergie, de notre enthousiasme et de notre capacité à prendre des initiatives.

Une situation. Deux solutions. Et définitivement, des résultats différents.

Bonus : un guide pratique reprenant pas à pas la méthode proposée dans ce post est disponible dans le Chapitre 4 de Se lancer sans attendre.

Le matérialisme, prison dorée

Les vêtements que nous portons, les produits que nous consommons, les lieux où nous vivons : tous ces éléments de notre vie forment la prison dorée dans laquelle nous nous enfermons, bien volontairement, lorsque nous recherchons un statut social à travers les objets.

Pourquoi parler de prison ?

  • Financièrement, parce que plus nous allouons d’argent à l’acquisition d’objets, moins nous en disposons pour vivre des expériences enrichissantes.
  • Matériellement, parce que ce que nous possédons nous attache à l’endroit où nous l’accumulons.
  • Émotionnellement, parce que notre état de bien-être finit par être l’otage de ce que nous sommes en mesure de nous offrir, ou non.

Si ce que nous possédons – ou voulons posséder – limite notre liberté d’agir, de bouger ou de penser, il me semble légitime d’employer le terme de prison.

Dans son fascinant ouvrage intitulé All The Money In The World, Laura Vanderkam nous explique que les personnes les plus heureuses du monde ont en commun de privilégier l’être et le vivre plutôt que l’avoir.

Pour notre plus grand bonheur, existerait-il un moyen de posséder moins et d’expérimenter davantage ? Je le pense, oui : il s’agit du minimalisme rationnel.

[Ce texte est extrait du Chapitre 2 de Se lancer sans attendre - Génération d'entrepreneurs, paru aux éditions Diateino.]

Le bon moment

La procrastination est sans aucun doute l’un des pires ennemis de l’entrepreneur. Cette habitude de remettre au lendemain ce qui doit être fait aujourd’hui est un poison dont nous devons nous débarrasser, le plus tôt possible.

Je ne fais pas ici allusion aux petites tâches du quotidien que nous n’aimons pas effectuer, comme faire le ménage ou régler une facture. Non, il est bien plutôt question des grandes choses que nous voulons accomplir : ces projets dont nous rêvons mais qui, dans le même temps, nous terrifient. Cette idée d’entreprise qui sommeille dans un coin de notre tête depuis des années. Ce rêve d’expatriation que nous nourrissons en secret. Cette oeuvre que nous avons créée mais que nous avons peur de montrer en public.

Le bon moment – celui où toutes les conditions sont réunies pour que le plan se déroule sans accroc – n’existe pas. Le seul moment où nous pouvons réellement entreprendre, c’est aujourd’hui. Maintenant. Et pour cela, nous devons avoir le courage de nous concentrer sur ce qui est important. Coûte que coûte. Cela réclame de la détermination, de l’astuce et beaucoup d’énergie.

Impossible ? Non. C’est en réalité très simple, pour peu que l’on ait une botte secrète. La mienne : avoir pris conscience de la valeur du temps.

[Ce texte est extrait du Chapitre 2 de Se lancer sans attendre - Génération d'entrepreneurs, paru aux éditions Diateino.]