Gratuit. Vraiment gratuit ?

Nous avons tendance à associer la notion de gratuité avec le fait de ne pas débourser d’argent ou d’obtenir quelque chose en plus pour le même prix.

Bien souvent, ce qui est présenté comme gratuit ne l’est pas réellement, mais fait partie d’un modèle économique dans lequel une autre personne — physique ou morale — espère gagner X en nous « offrant » Y.

Un cadeau offert pour toute commande supérieur à 50€, des programmes de télévision en échange de notre attention durant les spots de publicité, l’accès à un service gratuit en échange de notre email.

Oui, « gratuit » peut signifier que nous ne déboursons pas d’argent, mais cela signifie la plupart du temps que nous payons avec une autre monnaie d’échange.

Il n’y a rien de mal à cela, si tant est que nous en soyons conscients.

Bonus : Adesias propose une vidéo de très bonne facture sur le sujet

Omelette ou Fritatta ?

Lorsque je vivais à Ottawa, j’adorais le dimanche midi, un moment généralement dédié à un superbe brunch.

La plupart des restaurants proposaient les traditionnels eggs & bacon.

D’autres tentaient de se différencier en proposant des omelettes en tous genres, toutes plus évoluées les unes que les autres : salami, brocoli, poulet, saumon, cheddar, etc.

Il y avait un restaurant où j’aimais aller en particulier, car il proposait une alternative intéressante à toutes ces omelettes sophistiquées : des frittatas toutes simples, cuisinées uniquement avec des blancs d’oeufs.

Une façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des omelettes — toujours plus évolués, pour gagner la course au « toujours plus ».

Une autre façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des frittatas — plus simples, pour sortir de cette course et redéfinir les règles du jeu.

C’est en substance ce que prône l’excellent livre Innovation Jugaad de mon camarade Navi Radjou.

C’est également l’axe stratégique emprunté par la formidable équipe de Be-Bound : à l’heure où la guerre entre les opérateurs fait rage pour savoir qui à la meilleure 4G, cette start-up franco-américaine propose aux possesseurs de smartphones d’utiliser le réseau 2G, afin de demeurer toujours connectés, y compris lorsque les lignes 3G sont saturées ou inexistantes.

Définitivement, innover ce n’est pas toujours faire plus : c’est aussi, parfois, savoir faire moins, pour faire tout simplement mieux.

Alors : omelette ou frittata ?

Nouveau projet

Cela fait maintenant deux années que je tente d’étudier au mieux l’E-Commerce :

  • D’abord, en tant qu’observateur, avec le Projet DODEQA.
  • Puis, en tant que E-Commerçant, avec Candyscovery.
  • Et enfin, en tant que Consultant, avec Astuto.

L’ensemble de ces démarches m’ont permis de réaliser deux choses :

  • D’une part, il est chaque jour plus simple, plus rapide et moins coûteux de créer un site web, qu’il s’agisse d’une boutique ou d’une simple vitrine.
  • D’autre part — et il s’agit-là d’un corollaire du point précédent — en raison du grand nombre de sites existants, et créés, il est extrêmement difficile d’émerger et de générer du trafic qualifié, tout en préservant la rentabilité du projet.

Comme je l’explique dans le chapitre 8 de Se lancer sans attendre, en complément d’une stratégie de marketing par la qualité, le meilleur moyen de se faire connaître sur le web, tout en maîtrisant son budget publicitaire, consiste à produire du contenu pertinent pour les personnes à qui nous souhaitons nous adresser, et à fédérer une communauté autour de notre marque afin de diffuser ce contenu.

Pour répondre au besoin des organisations de se faire connaître — et de recruter de nouveaux clients — en ligne, Noémie et moi avons conçu deux services, mêlant marketing digital et stratégie d’entreprise.

Le premier, SOS Communtiy Manager, est une Agence de Community Management, proposant une prestation de conception et d’implémentation de stratégies de communication sur les réseaux sociaux.

Le second, SOS Rédacteur Web, est une Agence de Content Marketing, offrant un service de conception et de déploiement de stratégies de création de contenu de marque.

Voici donc le projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois et auquel nous consacrons dorénavant toute notre énergie. Si les débuts sont encourageants, nous serions ravis, dans une optique d’amélioration continue, de connaître votre opinion :

  • Comment trouvez-vous les sites respectifs de SOS Community Manager & SOS Rédacteur Web ?
  • Pensez-vous que ces services puissent avoir un sens pour votre entreprise ?
  • Pourquoi ?

N’hésitez pas à me transmettre votre opinion sur ce projet à l’adresse habituelle — hello@thibaudclement — j’aurai grand plaisir à échanger avec vous.

A bientôt.

Karma 2.0

Selon la loi du karma, chaque individu est responsable de ses actes, dont la somme — positive ou négative — détermine le destin.

Autrement dit, si nous agissons bien, de bonnes choses nous arriverons.

Et inversement.

Libre à chacun de nous d’adhérer ou non à cette philosophie.

Ce qui est indiscutable, en revanche, c’est que le web a profondément bouleversé les lois de propagation de l’information :

  • Tous les jours, de nouvelles connexions s’établissent, faisant de notre industrie un microcosme aux mailles de plus en plus serrées. Dérogeons à nos bonnes pratiques une seule fois, et nous pourrions bien nous retrouver « grillés » auprès de l’ensemble de notre écosystème. Car, aujourd’hui, tout le monde se connait.
  • Un buzz est vite arrivé. Du moins un bad buzz. A l’heure des réseaux sociaux, il ne faut que quelques heures à un interlocuteur insatisfait pour manifester son mécontentement. Sans même parler des adeptes du Sponso Tweet Bashing. Une erreur, et la première impression que nous donnons de notre entreprise ou de notre personne à des milliers d’inconnus pourrait bien être la mauvaise.
  • Google n’oublie rien. Jamais. Même ce que nous nous efforçons de faire oublier autour de nous, ou d’oublier nous-même. Un seul écart de conduite suffit pour que notre marque, notre entreprise ou notre réputation en pâtisse de manière durable.

Oui, chacun de nous est libre de croire ou non au Karma.

Mais aucun d’entre nous ne peut se permettre de négliger son Karma 2.0.

« Oiloari, oloa ; astoari lastoa. »

Ce proverbe basque était inscrit cet été à la craie sur le grand tableau en ardoise du Bar Jean, à Biarritz.

Littéralement, il signifie : « A la poule l’avoine, à l’âne la paille. »

Un client, un employeur, un associé : avant de pouvoir collaborer avec un nouveau partenaire, nous devons comprendre ce dont il a besoin.

Sinon, comment pourrions-nous être en mesure de le lui offrir ?

Hitchcock, l’entrepreneur

Psychose est sans conteste le plus grand succès — commercial — d’Alfred Hitchcock.

Pourtant, pour réaliser ce film, le pionnier du thriller a dû mettre en jeu sa réputation, réduire son train de vie, bootstrapper le projet en hypothéquant sa maison, contourner la censure, affronter le rejet de ses pairs et surmonter le doute.

Sans compter sur un sens aigu des relations humaines et une prédisposition certaine à ce qui s’apparenterait aujourd’hui aux techniques de Guerilla Marketing.

Parce qu’il n’avait pas peur de se remettre en question, il a été capable, avec le soutien de sa fidèle épouse Alma, de semer le trouble dans le microcosme hollywoodien et de faire avancer le septième art.

Pour le plus grand bonheur des cinéphiles.

Il ne fait aucun doute que le maître du suspense était, aussi, un grand entrepreneur.

La Règle FedEx

FedEx est mondialement reconnue comme l’une des organisations les plus avancées en matière de gestion de la qualité.

Cela n’est pas – entièrement – dû à l’exceptionnelle prestation de Tom Hanks dans Seul au monde, mais à un principe simple expliqué à tout nouvel employé : la Règle du 1-10-100.

Cette règle stipule :

  • Si une erreur est identifiée à la source, il en coûtera $1 de la corriger.
  • Si une erreur se répercute sur le processus suivant, il en coûtera $10 de la corriger.
  • Si une erreur est transmise jusqu’au client final, il en coûtera $100 de la corriger.

FedEx encourage donc l’ensemble de ses employés à officier en tant que contrôleurs-qualité afin qu’ils puissent identifier, corriger et même prévenir toute erreur le plus tôt possible.

Deux remarques à propos de ce principe :

  1. La Règle du 1-10-100 ne se limite pas aux entreprises de logistique et de transport, mais peut tout aussi bien trouver une application dans bon nombre d’organisations, et même dans notre vie quotidienne.
  2. Face au scandale FedEx Guy Throwing My Computer Monitor, la réponse du service client de FedEx à travers l’intervention de Matthew Thornton, III a été exemplaire. Mais en deux jours – délai de réponse de FedEx – la vidéo du client mécontent avait été visionnée plusieurs millions de fois sur YouTube. A l’heure du web et de la mondialisation, où tout s’accélère et s’amplifie, ne devrions-nous pas actualiser la Règle du 1-10-100, par exemple en la renommant Règle du 1-1.000-1.000.000 ?

Bonus : un excellent article expliquant scientifiquement la raison d’être de Wilson, le fidèle compagnon de Chuck Noland.

PS : merci W-RI pour cet annuaire société innovant.

Quel est notre métier ?

Etienne de Crécy déclarait récemment :

« Notre métier, ce n’est pas de vendre des CDs mais de la musique. »

Comment l’industrie musicale pourrait-elle concevoir de nouveaux Business Models si elle persiste à se tromper de métier ?

De la même manière, l’industrie de la distribution de produits électroniques semble vouloir s’acharner à exercer un métier qui n’est plus le sien.

En novembre dernier, mes parents ont commandé – et réglé – une tablette dans un magasin de l’une des plus grandes enseignes de France : leur produit, en rupture de stock, devait être à nouveau disponible mi-décembre, à temps pour les fêtes de fin d’année.

Le produit n’a pas été mis à leur disposition mi-décembre et aucun employé du magasin n’a pris la peine de le leur indiquer.

Lorsqu’ils se sont rendus sur place, aucune excuse ne leur a été présentée – le vendeur prétextant un retard de la part du fournisseur – et ils n’ont pu obtenir aucune estimation de la date de livraison de leur produit.

Suite à un email envoyé au Directeur Commercial de l’enseigne, le Directeur du magasin les a finalement rappelés et s’est occupé de la situation, leur offrant une housse à titre de geste commercial… plus de deux mois après leur commande initiale.

Face aux géants du web, qui proposent un choix plus vaste et des tarifs plus attractifs, le métier des enseignes physiques n’est évidemment plus de distribuer des produits, mais d’offrir à leurs clients une expérience d’achat inédite, inaccessible en ligne.

Là encore, comment ces grands groupes pourraient-ils réinventer leur Business Model s’ils persistent à exercer un métier qui n’est plus le leur ?

Nous pouvons tous être amenés à travailler dans une industrie ou une organisation qui montre des signes de faiblesse.

Si cela nous arrive, pensons à nous poser la bonne question : quel est notre métier ?

Le guitariste et les B-boys

Il y a quelques jours, alors que je dînais paisiblement sur la terrasse d’un restaurant bandolais, un chanteur ambulant est venu jouer quelques morceaux de musique.

Sans prendre en considération le genre musical proposé, quelques remarques me sont venues à l’esprit :

  • ce chanteur s’impose à une audience, en interrompant l’un de leurs moments de détente
  • parfois même, il empêche les conversations en cours d’avoir lieu
  • il propose des morceaux créés par d’autres artistes, déjà connus de tous, sans même ajouter de touche personnelle
  • lorsqu’il termine sa prestation, il arpente les allées du restaurant afin de récolter quelques pièces, pour une prestation pourtant non-sollicitée

Quelques centaines de mètres plus loin, sur le quai principal du port, un autre spectacle est proposé : un groupe de B-boys officie, comme chaque soir.

Là encore, sans prendre en considération le style artistique proposé, voici quelques remarques :

  • les danseurs ne s’imposent à aucune audience : ce sont les passants qui décident – ou non – de s’arrêter au cours de leur promenade pour assister à cette représentation de rue
  • mieux encore, parce qu’ils sont présents chaque soir, les breakers ont constitué leur propre audience : certains spectateurs ne manqueraient le show pour rien au monde
  • chaque soir, ils proposent un spectacle renouvelé, jalonné d’acrobaties de leur cru, toujours plus audacieuses
  • les b-boys ne mènent pas une quête à la fin de leur spectacle : ils disposent une casquette sur le sol et laissent leur récompense à l’appréciation du public.

Pour une même activité – divertir les soirées des vacanciers – le guitariste et les B-boys emploient deux approches marketing radicalement différentes : le premier interrompt des inconnus et récolte quelques pièces alors que les seconds bâtissent une audience de fans et développent un semblant de revenus récurrents.

Un problème. Deux solutions. Et comme toujours, des résultats bien différents.

Fréquence, Cohérence, Pertinence

À Hong Kong, j’ai eu le plaisir de rencontrer Sylvain, qui m’a donné un véritable cours au sujet de la construction de marque en ligne.

Pour installer durablement une marque dans l’esprit des internautes, il convient de communiquer en respectant trois règles :

  1. Fréquence
  2. Cohérence
  3. Pertinence

Bien au-delà des sphères du marketing digital, ce principe est une clé du succès dans les situations du quotidien.

Qu’il s’agisse de progresser dans un domaine de compétence, de développer des relations saines avec ceux qui nous entourent ou de bâtir une entreprise durable, nous avons toujours intérêt à agir de manière fréquente, cohérente et pertinente.

Fréquence, Cohérence, Pertinence - 500px