L’école du futur

Le 14 septembre dernier s’est tenue la conférence TEDxIsèreRiver, dans le bel amphithéâtre de Grenoble Ecole de Management.

Le thème choisi était Future Learnings ou, en français, L’école du futur, sur lequel sont intervenus 11 speakers (dont votre serviteur) :

[Je ne manquerai pas de mettre à jour la liste des liens au fur et à mesure que les vidéos des talks seront disponibles.]

Après avoir visionné l’ensemble de ces interventions, une chose apparaît évidente : nous sommes d’ores et déjà en train de construire l’école du futur.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, continuons à innover dans les modes d’apprentissage et d’enseignement.

Un très grand merci à toute l’équipe de TEDxIsèreRiver pour avoir organisé avec succès cette journée mémorable : Richard Douay, Marie Leborgne, Gwenaëlle Légal, Margot Matysiak, Marie Poulle, Carole Rivière, Poonam Shah, Serge Torossian, Chloé Vettier, Mathilde Vettier, Pauline Vettier, Hermine Vincent, Igor ZachcialLeatitia Zavattoni.

Bonus : découvrez le Sketch Note réalisé par Sylvain Montreuil en direct lors de la conférence.

12 compétences que j’aurais aimé apprendre le plus tôt possible

Lorsque je regarde les compétences dont j’ai le plus besoin aujourd’hui, il m’arrive de songer à celles que j’aurais aimé apprendre plus tôt.

Le plus tôt possible en réalité.

Que je les maîtrise déjà, ou pas encore.

Voici les douze compétences qui émergent le plus souvent :

  1. Parler en public
  2. Coder
  3. Parler une ou plusieurs langues étrangères des pays des BRIC
  4. Rechercher efficacement de l’information
  5. Ecrire
  6. M’organiser
  7. Gérer rigoureusement l’argent
  8. Mener des projets
  9. Motiver une équipe
  10. Prendre des décisions informées
  11. Négocier
  12. Dire non

Heureusement, nous avons la chance de vivre à une époque formidable, où il est possible d’apprendre partout et tout le temps, grâce au web.

Voilà une bonne raison de ne pas continuer à rallonger la liste ci-dessus !

Facile ≠ Important

Ce qui est facile n’est pas nécessairement important : certaines choses ne sont, littéralement, ni faites ni à faire.

Inversement, ce qui est important n’est pas nécessairement facile.

Pour entreprendre, nous allons être stressés, ne pas dormir et risquer l’échec.

Car, en réalité, c’est rarement en étant détendu, en dormant bien et en ne prenant pas de risque que nous sortons de notre zone de confort et que nous accomplissons ce qui est important.

Finalement, la difficulté ne serait-elle pas un signal indiquant que ce que nous sommes en train de faire est important ?

L’art de dé-ranger

Si nous développons un produit, il est question de dé-ranger le marché existant pour introduire quelque chose de nouveau.

Si nous proposons un service, par exemple du consulting, il s’agit de dé-ranger les informations à notre disposition, afin de les restructurer d’une manière qui ait du sens, pour apporter une solution pertinente à notre client.

Si nous oeuvrons dans le domaine du social business, il convient de dé-ranger la façon dont les ONG fonctionnent dans le but de proposer de nouvelles réponses aux problèmes sociétaux que nous adressons.

Entreprendre, c’est remettre en cause l’ordre établi.

Définitivement, entreprendre, c’est exercer l’art de dé-ranger.

Parfois, entreprendre, c’est aussi déranger, mais c’est un autre problème.

 

Omelette ou Fritatta ?

Lorsque je vivais à Ottawa, j’adorais le dimanche midi, un moment généralement dédié à un superbe brunch.

La plupart des restaurants proposaient les traditionnels eggs & bacon.

D’autres tentaient de se différencier en proposant des omelettes en tous genres, toutes plus évoluées les unes que les autres : salami, brocoli, poulet, saumon, cheddar, etc.

Il y avait un restaurant où j’aimais aller en particulier, car il proposait une alternative intéressante à toutes ces omelettes sophistiquées : des frittatas toutes simples, cuisinées uniquement avec des blancs d’oeufs.

Une façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des omelettes — toujours plus évolués, pour gagner la course au « toujours plus ».

Une autre façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des frittatas — plus simples, pour sortir de cette course et redéfinir les règles du jeu.

C’est en substance ce que prône l’excellent livre Innovation Jugaad de mon camarade Navi Radjou.

C’est également l’axe stratégique emprunté par la formidable équipe de Be-Bound : à l’heure où la guerre entre les opérateurs fait rage pour savoir qui à la meilleure 4G, cette start-up franco-américaine propose aux possesseurs de smartphones d’utiliser le réseau 2G, afin de demeurer toujours connectés, y compris lorsque les lignes 3G sont saturées ou inexistantes.

Définitivement, innover ce n’est pas toujours faire plus : c’est aussi, parfois, savoir faire moins, pour faire tout simplement mieux.

Alors : omelette ou frittata ?

Grand ménage d’Automne

Si vous avez lu Se lancer sans attendre, vous connaissez sans doute les avantages du minimalisme, et les contraintes du matérialisme.

Récemment, je me suis livré à un petit exercice, en décidant de faire le grand ménage dans mes affaires.

Résultat :

  • Les vêtements trop petits ont été déposés dans l’un des nombreux conteneurs du Relais.
  • Une partie des livres ont été offerts à mes amis grenoblois de chez Co-Work, dans le but de peupler leur conviviale bibliothèque collaborative.
  • Tout ce qui pouvait avoir une seconde vie a été déposé chez Cash Express.
  • Le reste a été apporté à la déchèterie la plus proche.

Quelle que soit la taille de notre bureau, de notre maison ou de notre chambre, nous disposons forcément d’objets inutiles, accumulés au fil du temps, qui pourraient servir à d’autres personnes, à travers le don, le recyclage ou la revente.

Faire le grand ménage ne prend pas beaucoup de temps, mais présente l’avantage de libérer notre espace, de nous procurer un certain plaisir et même parfois de récolter quelques euros.

Inutile d’attendre le Printemps pour se lancer dans le grand ménage.

Nous sommes tous impressionnistes

Pour une raison qui m’échappe*, nous cherchons souvent à découvrir des « trucs et astuces », des « secrets » ou des « tactiques » qui nous permettront d’emprunter un raccourci pour atteindre nos objectifs.

Oui, il existe des méthodes, des best-practices et des outils, dans de nombreux domaines, qui nous permettent de gagner du temps, d’améliorer la qualité de notre travail et d’obtenir de meilleurs résultats.

Non, il n’y a pas de raccourcis vers le succès.

D’une manière générale, l’ensemble des démarches promettant de gagner de l’argent facilement ou de faire des rencontres rapidement ne peuvent profiter qu’à quelques personnes : celles qui vendent ces méthodes.

Car, les choses qui méritent d’être accomplies, nécessitent du temps, du travail et de la persévérance.

Acquérir de nouvelles compétences. Construire une audience engagée. Bâtir une entreprise saine. Développer un réseau actif. Gagner la confiance de notre entourage.

Rien de tout cela ne peut arriver en un claquement de doigts, grâce à des tactiques.

En revanche, chacun de ces objectifs peut être atteint en travaillant de manière fréquente, cohérente et pertinente.

En somme, en travaillant à la manière des impressionnistes, par petites touches successives.

*Façon de parler, bien entendu.

L’effet RunKeeper

RunKeeper est une application qui permet de suivre nos performances sportives, par exemple lorsque nous courons ou faisons du vélo.

En croisant les données enregistrées avec celles de nos amis Facebook, le logiciel est capable d’établir un classement mensuel, indiquant qui s’est le plus exercé.

Cette fonctionnalité ne modifie pas notre performance, mais elle modifie la perception que nous pouvons en avoir.

Autrement dit, si nous battons nos amis, nous pouvons avoir l’impression d’avoir accompli d’avantage.

Et inversement s’ils nous battent.

En réalité, notre performance demeure strictement la même, indépendamment des leurs.

Par ailleurs, aucun coefficient d’âge, de genre ou de niveau n’est appliqué aux résultats, empêchant toute comparaison d’être pertinente.

La comparaison sociale non étalonnée : voilà un effet pervers des réseaux sociaux en général et de RunKeeper en particulier.

Progrès sportifs, situation amoureuse, avancement professionnel, lieu de vacances : notre satisfaction n’est pas à indexer sur les performances de ceux qui nous entourent.

Pour nous en assurer, une seule solution : travailler pour nous même, en fonction de nos ressources et de ce qui est le mieux pour nous.

Innovation non technologique

L’innovation est évidemment une affaire de technologie.

Mais pas seulement.

Pensons par exemple à…

… Guy Laliberté, qui a réinventé l’art du cirque.

… Christopher Froome, qui a réinventé la manière dont est utilisée la technologie dans le cyclisme.

… Muhammad Yunus, qui a reinventé la façon de fournir de l’aide aux Pays les Moins Avancés.

… Barak Obama, qui a réinventé la façon de financer une campagne politique…

… Ainsi qu’à tous les entrepreneurs audacieux qui inventent chaque jour de nouveaux Business Models.

Innover, ce n’est pas nécessairement inventer de nouveaux outils, c’est aussi inventer de nouvelles façons d’utiliser les outils existants.

Cela, est à notre portée.

C’est pourquoi l’innovation est l’affaire de chacun de nous.

Deux options pour être satisfait

La première : obtenir ce que nous voulons. Avec le risque d’en vouloir toujours plus.

La seconde : apprécier ce que nous avons (déjà). Avec le risque de limiter nos ambitions.

La meilleure option est en réalité la troisième : celle qui consiste à apprendre à utiliser judicieusement la première et la seconde option.