Avantage comparatif

Dans la petite commune de Bandol, les commerces et les restaurants se renouvellent constamment.

Une question de mode sans doute.

Un défi économique, aussi certainement.

Comme dans bon nombre de villes de la côte d’azur, les commerçants et les restaurateurs subissent depuis quelques années un véritable effet ciseau :

  • d’un côté, l’achat de matières premières, le coût de la main d’oeuvre et – surtout – le prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter
  • de l’autre, il n’est pas possible de répercuter ces hausses sur les prix, en raison notamment de la crise, et de l’éclosion des nombreuses offres concurrentes « all-inclusive » défiant, justement, toute concurrence

Un restaurant, cependant, existe depuis plusieurs dizaines d’années.

Même équipe, même carte, même bâtisse.

La raison de cette pérennité inégalée – et inégalable – dans la région ?

Il y a vingt-cinq ans, le patron a décidé d’investir dans ses propres locaux.

Conséquence : sa principale « charge » – son bail commercial – n’en est plus une, et constitue à présent un actif sur lequel il peut capitaliser, contrairement à la plupart de ses concurrents qui continuent de voir leurs résultats s’éroder au fil du temps.

Nous pouvons apprendre deux leçons de cette histoire :

  1. Nous constituer un actif – et capitaliser dessus – est non seulement une démarche d’investissement prudente, mais nous permet également de développer un véritable avantage comparatif, stratégique pour notre activité. Un actif n’est pas nécessairement immobilier : il peut tout aussi bien être financier, intellectuel ou marketing.
  2. Le meilleur moment pour nous constituer un actif était il y a vingt-cinq ans. Le second meilleur moment, est aujourd’hui.

N’attendons plus : construisons notre avantage comparatif dès maintenant.

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