Le coût du retard

Être en retard engendre parfois un coût financier direct : par exemple, si nous manquons notre train, nous risquons de devoir acheter un nouveau billet, à nos frais.

Cela est regrettable, mais après tout, assez simple à saisir.

Le plus difficile à mesurer est en réalité le coût indirect du retard : un rendez-vous et donc une opportunité manqués, une position de faiblesse lors de négociations avec notre interlocuteur, un accroc à notre réputation personnelle ou pire, à celle de notre « marque ».

Le retard implique toujours un coût, qu’il est parfois difficile d’évaluer, mais qui est bien réel et souvent impossible à amortir.

Prenons les devants et faisons au mieux pour travailler notre ponctualité.

P.S. : Ironie du sort, j’ai écrit cet article dans un train qui a fini par avoir 1h15 de retard, sur un trajet de 2h.

Gratuit. Vraiment gratuit ?

Nous avons tendance à associer la notion de gratuité avec le fait de ne pas débourser d’argent ou d’obtenir quelque chose en plus pour le même prix.

Bien souvent, ce qui est présenté comme gratuit ne l’est pas réellement, mais fait partie d’un modèle économique dans lequel une autre personne — physique ou morale — espère gagner X en nous « offrant » Y.

Un cadeau offert pour toute commande supérieur à 50€, des programmes de télévision en échange de notre attention durant les spots de publicité, l’accès à un service gratuit en échange de notre email.

Oui, « gratuit » peut signifier que nous ne déboursons pas d’argent, mais cela signifie la plupart du temps que nous payons avec une autre monnaie d’échange.

Il n’y a rien de mal à cela, si tant est que nous en soyons conscients.

Bonus : Adesias propose une vidéo de très bonne facture sur le sujet

Sprint Vs. Marathon

Comme chaque année, le premier de l’an est l’occasion de prendre de bonnes résolutions.

Et comme chaque année, ces bonnes résolutions risquent de ne pas survivre au mois de janvier.

La raison est en fait toute simple : nous pensons bien souvent à tort que la concrétisation d’une bonne résolution revient à faire un effort soutenu sur une période de temps donnée, pour nous débarrasser d’une mauvaise habitude de manière durable.

Or, ce qui importe, ce n’est pas tellement la décision ponctuelle de progresser dans un domaine ou un autre, mais la somme des petits efforts que nous allons déployer au quotidien pour y parvenir.

Tenir une bonne résolution s’apparente bien davantage à un marathon qu’à un sprint.

Sur ce, je vous souhaite une excellente année 2014 et vous présente mes meilleurs vœux de réussite pour le marathon que vous choisirez de courir.

Thibaud

L’art de déranger

Entreprendre, c’est dé-ranger.

Entreprendre, c’est également déranger.

Après tout, comment pourrions-nous changer le monde qui nous entoure, si nous lui sommes similaires en tous points ?

Si nous ne remettons pas en cause l’ordre établi ?

Si nous ne marquons pas un certain contraste avec ce qui existe déjà ?

Si nous ne défions pas les paradigmes et les règles qui priment aujourd’hui ?

Définitivement, entreprendre, c’est déranger.

Et tant pis pour ceux que cela dérange.

Un cadeau particulier

En ce 25 décembre, que nous célébrions Noël ou non, nous avons tous l’opportunité d’offrir un cadeau particulier à un « entrepreneur » (au sens large) : un encouragement.

Cet encouragement peut être financier, par exemple en supportant un projet sur un site de crowdfunding, mais il peut aussi et surtout prendre la forme d’un partage d’information sur les réseaux sociaux, d’une mise en relation pertinente, d’un soutien moral ou d’un compliment.

Car, lorsque nous entreprenons, toute forme d’encouragement est précieuse.

Pourquoi aujourd’hui ?

La bonne question est en réalité : pourquoi pas aujourd’hui ?

Permis Vacances Travail

Il existe un type de visa un peu particulier qui permet aux jeunes ressortissants de certains pays, dont la France, de pouvoir passer six mois, un an — et dans certains cas deux ans — dans un autre pays, dans des conditions avantageuses.

Ce visa est le Permis Vacances Travail (PVT) ou, si vous préférez, le Working Holiday Visa (WHV) dans la langue de Skakespeare.

A ce jour, le PVT permet de s’expatrier dans les 8 pays suivants :

  • Canada
  • Argentine
  • Australie
  • Nouvelle Zélande
  • Hong Kong
  • Taiwan
  • Japon
  • Corée du Sud

Noémie a bénéficié de ce visa lorsque nous habitions à Ottawa, ce qui lui a permis de démarrer son activité de Community Manager Freelance (activité aujourd’hui intégrée à notre société NTC WEB).

Quant à moi, j’ai utilisé un PVT australien lors du Projet DODEQA, sans toutefois m’en être réellement servi, puisqu’un simple visa de touriste suffisait pour un séjour de courte durée sans nécessité de travailler.

Le PVT est une excellente opportunité de tenter une expatriation, même temporaire, dans un pays lointain. Si l’aventure ne nous convient pas, nous pouvons toujours quitter le pays sans contrainte. Si nous sommes séduits par notre terre d’accueil, une première expérience professionnelle locale sera l’occasion de transformer l’essai pour rester plus longtemps et pourquoi pas, nous installer.

Cet article n’est évidemment pas un encouragement à quitter notre beau pays, mais plutôt un coup de pouce proposé à ceux qui aimeraient tenter l’aventure.

Bon vol !

Les chiens aboient, la caravane passe

Au mois d’octobre, j’ai eu le plaisir d’intervenir lors des Rencontres Entre-preneurs 2013 organisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Eure-et-Loire.

Ce soir-là, Cyril Lignac est venu partager son expérience d’entrepreneur : outre son activité médiatique, le chef préféré des français est à la tête d’un groupe qui emploie 130 personnes, au sein de quatre sociétés.

Lors de son intervention, Cyril Lignac a expliqué que sa célébrité n’avait pas toujours été un avantage.

Ainsi, au début de sa carrière, certains « vrais » chefs comme il les appelle, refusaient de lui serrer la main — lui qui était jeune et étiqueté Vu à la TV — et ne tarissaient pas de critiques à son sujet.

Une période difficile pour ce passionné, admirateur de toujours de ces grands héros des fourneaux, qu’il a su traverser en travaillant d’arrache-pied pour parvenir au succès que tous lui reconnaissent aujourd’hui.

Une stratégie payante car, comme il le dit si bien :

Les chiens aboient, la caravane passe.

Voilà une belle leçon que nous pouvons garder en mémoire, à double-titre :

  • Face à une situation qui nous dérange, rien ne sert de râler, de pester, d’aboyer : cela n’a aucune chance de faire bouger les choses. La meilleure manière de contester un ordre bien mal établi est assurément d’entreprendre (quoi que ce soit).
  • Lorsque nous sommes sous le feu des critiques, ne laissons pas ces dernières stopper nos efforts. Si elles sont constructives, prenons les en considération et ajustons notre course. Si elles ne le sont pas, ignorons-les et continuons notre chemin.

Quant à moi, Monsieur Lignac, sachez que vous avez toute ma sympathie et que je suis ravi que vous n’ayez jamais arrêté de « donner du bonheur aux gens ».

Quatre idées de livres à offrir

Les fêtes de fin d’années sont l’occasion de réaliser le bilan de l’année écoulée, et pourquoi pas, de faire des projets pour l’année à venir. C’est aussi l’occasion de retrouver nos proches et de passer de bons moments ensemble. C’est enfin, et surtout, une occasion de plus de faire le bien autour de nous.

A ce titre, j’aimerais vous proposer une sélection de trois livres à offrir, qui ont particulièrement contribué à faire évoluer ma vision des choses. Accompagnés d’une note manuscrite attentionnée, ces ouvrages pourraient bien être un présent à la fois utile et agréable pour vos proches.

Les sept habitudes de ce qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, de Steven Covey

Un livre qui, si j’ose dire, ne porte pas nécessairement bien son titre, tant il aborde des sujets infiniment plus personnels que la simple — en apparence — atteinte d’objectifs. Le concept de responsabilité, décomposable en « response abilité », qui met en lumière notre capacité à décider de la réponse que nous souhaitons apporter à une situation, résonne encore dans mon esprit, deux ans après avoir lu l’ouvrage. Un livre dense, qui mérite une lecture soutenue jusqu’à la dernière page.

Disponible en français et en anglais.

Poke The Box + The Dip, de Seth Godin

Deux « petits » livres d’une centaine de pages chacun, qui se lisent d’une traite. Le premier souligne l’importance de prendre des initiatives, de tenter des choses, afin de voir là où cela peut mener, pour au pire, échouer, apprendre et recommencer. Le second insiste sur l’importance de persévérer au moment où les choses se compliquent, au moment où la plupart d’entre nous abandonnent, ce moment décisif qui sépare ceux qui réussissent de ceux qui échouent.

Poke The Box est disponible en français et en anglais, tout comme The Dip, que vous pouvez retrouver en français et en anglais.

Comment se faire des amis, Dale Carnegie

Là aussi, un titre volontairement provocateur qui cache le travail excessivement efficace du brillant Dale Carnegie. Un style accessible, des anecdotes captivantes et une bonne dose d’optimisme en font véritablement un livre à mettre entre toutes les mains. J’ai lu ce livre quatre fois et il ne fait aucun doute que je le lierai encore plusieurs fois . Si vous souhaitez offrir un ouvrage présenté dans cette liste mais ne savez pas pour lequel optez, choisissez celui-ci.

Disponible en français et en anglais.

Bonne lecture et joyeux fêtes !

Si nous décidions de ne plus avoir le choix

Qu’il s’agisse des aliments que nous mangeons, du style de vie que nous adoptons, du pays où nous résidons ou du travail que nous effectuons, nous n’avons jamais eu autant d’options — et donc de choix — qu’aujourd’hui.

Si ce choix peut sembler être un avantage, un privilège, voire dans certains cas, un véritable luxe, il ne doit pas pour autant devenir un handicap.

En effet, nous sommes si habitués à avoir le choix, pour à peu prêt tout, que nous nous habituons également à nous laisser le choix dans les situations où il nous serait plus profitable, précisément, de ne pas avoir le choix.

Que se passerait-il si nous décidions que nous devons apprendre telle ou telle compétence, et non seulement que nous le pouvons ?

Que se passerait-il si nous décidions que nous devons mettre en oeuvre ce projet qui sommeille dans un coin de notre tête depuis des années, et non seulement que nous en avons vaguement envie ?

Que se passerait-il si nous décidions que nous devons faire en sorte d’entretenir de bonnes relations avec nos proches, et non seulement que cela est souhaitable ?

Oui, que se passerait-il si nous décidions de ne plus avoir le choix pour ce qui importe vraiment ?

Sans doute ferions-nous, justement, le bon choix.

Monsieur Hesse

Initiative France est un formidable réseau associatif qui accompagne les entrepreneurs de deux façons :

  • En phase de création, en proposant des prêts d’honneur, personnels, à 0%.
  • En phase de développement de l’activité, en offrant la possibilité aux créateurs d’être  parrainés par un entrepreneur aguerri.

Dans le cadre de notre nouveau projet, Noémie & moi avons pu bénéficier des services d’Initiative Loiret — la plateforme locale d’Initiative France pour notre département — et avons demandé à être parrainés.

C’est ainsi que nous avons rencontré Monsieur Hesse, un entrepreneur orléanais de 43 ans qui a cédé, il y a quelques années, sa première entreprise à son principal client.

Depuis, Monsieur Hesse a créé de nouvelles entreprises et offre une partie de son précieux temps à de jeunes entrepreneurs, comme nous.

Au cours d’une première rencontre de trois heures, Monsieur Hesse nous a aidés à trouver plus de réponses à nos questions que nous n’avions pu le faire par nous-mêmes au cours des trois mois précédents.

Grâce à son expérience tout à la fois riche et différente de la nôtre — il opérait et opère encore dans des secteurs autres que le web — Monsieur Hesse est capable de porter un regard objectif et critique sur notre projet.

Quant à l’humilité dont il fait preuve lorsqu’il nous conseille, celle-ci ne fait que consolider l’admiration que nous avons à son égard.

Cerise sur le gâteau, Monsieur Hesse a spontanément mobilisé ses relations afin de nous donner un coup de pouce supplémentaire.

Fort de cette expérience, si je devais compléter le chapitre 3 de Se lancer sans attendre, je recommanderais à tout entrepreneur « débutant » de faire tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir l’aide d’un mentor.

Sous quelque forme que ce soit.

P.S. : « Monsieur Hesse » est bien entendu un pseudonyme utilisé pour préserver l’anonymat de notre bonne étoile.