L’école du futur

Le 14 septembre dernier s’est tenue la conférence TEDxIsèreRiver, dans le bel amphithéâtre de Grenoble Ecole de Management.

Le thème choisi était Future Learnings ou, en français, L’école du futur, sur lequel sont intervenus 11 speakers (dont votre serviteur) :

[Je ne manquerai pas de mettre à jour la liste des liens au fur et à mesure que les vidéos des talks seront disponibles.]

Après avoir visionné l’ensemble de ces interventions, une chose apparaît évidente : nous sommes d’ores et déjà en train de construire l’école du futur.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, continuons à innover dans les modes d’apprentissage et d’enseignement.

Un très grand merci à toute l’équipe de TEDxIsèreRiver pour avoir organisé avec succès cette journée mémorable : Richard Douay, Marie Leborgne, Gwenaëlle Légal, Margot Matysiak, Marie Poulle, Carole Rivière, Poonam Shah, Serge Torossian, Chloé Vettier, Mathilde Vettier, Pauline Vettier, Hermine Vincent, Igor ZachcialLeatitia Zavattoni.

Bonus : découvrez le Sketch Note réalisé par Sylvain Montreuil en direct lors de la conférence.

Si nous ne nous connections plus à Facebook pendant une année …

Savez-vous qu’en moyenne, et selon les études statistiques, nous passons entre 6,75 heures et 8.3 heures par mois sur Facebook ?

Si nous ne nous connections plus à Facebook pendant une année, nous pourrions …

chaque jour, essayer une nouvelle recette rapide comme celles proposées par Marmiton.

chaque semaine, « faire » le tour du monde en vidéo.

chaque mois, courir un marathon sans nous presser.

chaque année, participer à un cours de la prestigieuse université de Stanford sur Coursera.

Qu’en dites-vous ?

Bonus : une raison supplémentaire de freiner notre fréquentation du site de Mark Zuckerberg.

12 compétences que j’aurais aimé apprendre le plus tôt possible

Lorsque je regarde les compétences dont j’ai le plus besoin aujourd’hui, il m’arrive de songer à celles que j’aurais aimé apprendre plus tôt.

Le plus tôt possible en réalité.

Que je les maîtrise déjà, ou pas encore.

Voici les douze compétences qui émergent le plus souvent :

  1. Parler en public
  2. Coder
  3. Parler une ou plusieurs langues étrangères des pays des BRIC
  4. Rechercher efficacement de l’information
  5. Ecrire
  6. M’organiser
  7. Gérer rigoureusement l’argent
  8. Mener des projets
  9. Motiver une équipe
  10. Prendre des décisions informées
  11. Négocier
  12. Dire non

Heureusement, nous avons la chance de vivre à une époque formidable, où il est possible d’apprendre partout et tout le temps, grâce au web.

Voilà une bonne raison de ne pas continuer à rallonger la liste ci-dessus !

Un autre regard sur la politique

Une façon d’aborder les débats politiques — que ce soit dans les médias, au sein des partis ou entre amis — est de se borner au clivage traditionnel qui oppose la gauche et la droite.

Sans doute est-il possible de voir les choses autrement, et j’aimerais à cet effet proposer de réfléchir à travers cette matrice :

Matrice Partisan-Engagé

Plutôt que de classifier nos interlocuteurs selon leurs idées politiques, nous pourrions réfléchir suivant deux axes : un axe partisan/non partisan et un axe engagé/non engagé.

Ainsi, nous pouvons aboutir à la typologie suivante :

  • Non partisan & non engagé (case rouge) : le fan occasionnel. Ce type d’électeur s’apparente au supporter — non assidu — de football qui s’intéresse essentiellement aux grands évènements dont tout le monde parle et soutient l’équipe susceptible de gagner, sans pour autant éprouver une réelle passion pour le sujet.
  • Partisan & non engagé (case jaune) : l’oncle Henry. Il ne manque pas une occasion de parler de politique ni de pester contre le camp adverse, notamment lors des repas de famille. D’une manière générale, il vote pour conserver le privilège de râler.
  • Partisan & engagé (case verte) : le militant. Ce citoyen s’intéresse de près à la politique, supporte un parti et n’hésite pas à participer aux rassemblements de son camp, tout au long de l’année comme lors des échéances importantes.
  • Non partisan & engagé (case bleue) : le « Christophe Barbier ». Il apprécie la politique, en comprend les enjeux et tranche les questions essentielles sans céder à aucune idéologie. Il joue un rôle en faisant bouger les lignes, grâce à une implication médiatique, administrative ou même politique, mais « sans couleur ».

Remarque : le libellé « Christophe Barbier » fait bien entendu référence au célèbre Directeur de la Rédaction de L’Express, sans pour autant le désigner personnellement, car l’idée est ici, comme pour les autres libellés, de modéliser un état d’esprit.

Je ne sais pas s’il est « mieux » d’être de gauche ou de droite : chacun a ses convictions et elles sont toutes respectables.

Ce que je crois en revanche, c’est que nous — et par « nous » j’entends, « notre pays » — traversons actuellement un moment politique, économique et social difficile, qu’aucun clivage, ni aucun laisser-faire, ne sauraient résoudre.

A ce titre, j’aimerais lancer l’appel suivant :

Chers fans occasionnels,

Même en démocratie, le silence ne peut être considéré comme un désaccord : voudriez-vous dédier un peu de votre temps à la politique française dans l’optique de vous rapprocher de vos concitoyens engagés, les militants ou les « Christophe Barbier » ?

Chers oncles Henry,

Vos colères du dimanche midi nous amusent, même si parfois elles pèsent sur l’ambiance de nos fêtes de familles : vous qui avez un avis tranché sur chaque question, accepteriez-vous de prendre les choses en main en adhérant au parti de votre choix dans le but de faire bouger les choses ?

Chers militants,

Merci de votre mobilisation, quelle qu’elle soit, car vous suscitez et faites avancer les débats. Compte-tenu des tensions actuelles, sans doute pourriez-vous, le temps que les choses s’améliorent, mettre un peu d’eau dans votre délicieux vin français, et tenter d’observer les positions de vos cousins engagés, les « Christophe Barbier » ?

Chers « Christophe Barbier »,

Merci de porter un regard aussi pragmatique que possible sur la situation, de mettre les mains dans le cambouis et de distribuer des cartons verts, jaunes et rouges à celles et ceux qui les méritent, indépendamment de leurs opinions politiques. De votre sagesse, nous avons beaucoup à apprendre, et surtout, beaucoup à gagner.

Il est extrêmement difficile de voir les chose à travers un oeil non partisan, tout en agissant de manière engagée, mais cela ne signifie pas que nous ne devions pas essayer.

Cet article en est d’ailleurs une tentative, au même titre que cette lettre ouverte, adressée voilà un peu plus d’un an, au Président de la République.

Facile ≠ Important

Ce qui est facile n’est pas nécessairement important : certaines choses ne sont, littéralement, ni faites ni à faire.

Inversement, ce qui est important n’est pas nécessairement facile.

Pour entreprendre, nous allons être stressés, ne pas dormir et risquer l’échec.

Car, en réalité, c’est rarement en étant détendu, en dormant bien et en ne prenant pas de risque que nous sortons de notre zone de confort et que nous accomplissons ce qui est important.

Finalement, la difficulté ne serait-elle pas un signal indiquant que ce que nous sommes en train de faire est important ?

L’art de dé-ranger

Si nous développons un produit, il est question de dé-ranger le marché existant pour introduire quelque chose de nouveau.

Si nous proposons un service, par exemple du consulting, il s’agit de dé-ranger les informations à notre disposition, afin de les restructurer d’une manière qui ait du sens, pour apporter une solution pertinente à notre client.

Si nous oeuvrons dans le domaine du social business, il convient de dé-ranger la façon dont les ONG fonctionnent dans le but de proposer de nouvelles réponses aux problèmes sociétaux que nous adressons.

Entreprendre, c’est remettre en cause l’ordre établi.

Définitivement, entreprendre, c’est exercer l’art de dé-ranger.

Parfois, entreprendre, c’est aussi déranger, mais c’est un autre problème.

 

Omelette ou Fritatta ?

Lorsque je vivais à Ottawa, j’adorais le dimanche midi, un moment généralement dédié à un superbe brunch.

La plupart des restaurants proposaient les traditionnels eggs & bacon.

D’autres tentaient de se différencier en proposant des omelettes en tous genres, toutes plus évoluées les unes que les autres : salami, brocoli, poulet, saumon, cheddar, etc.

Il y avait un restaurant où j’aimais aller en particulier, car il proposait une alternative intéressante à toutes ces omelettes sophistiquées : des frittatas toutes simples, cuisinées uniquement avec des blancs d’oeufs.

Une façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des omelettes — toujours plus évolués, pour gagner la course au « toujours plus ».

Une autre façon d’innover est de proposer des produits, des services — et des frittatas — plus simples, pour sortir de cette course et redéfinir les règles du jeu.

C’est en substance ce que prône l’excellent livre Innovation Jugaad de mon camarade Navi Radjou.

C’est également l’axe stratégique emprunté par la formidable équipe de Be-Bound : à l’heure où la guerre entre les opérateurs fait rage pour savoir qui à la meilleure 4G, cette start-up franco-américaine propose aux possesseurs de smartphones d’utiliser le réseau 2G, afin de demeurer toujours connectés, y compris lorsque les lignes 3G sont saturées ou inexistantes.

Définitivement, innover ce n’est pas toujours faire plus : c’est aussi, parfois, savoir faire moins, pour faire tout simplement mieux.

Alors : omelette ou frittata ?

Grand ménage d’Automne

Si vous avez lu Se lancer sans attendre, vous connaissez sans doute les avantages du minimalisme, et les contraintes du matérialisme.

Récemment, je me suis livré à un petit exercice, en décidant de faire le grand ménage dans mes affaires.

Résultat :

  • Les vêtements trop petits ont été déposés dans l’un des nombreux conteneurs du Relais.
  • Une partie des livres ont été offerts à mes amis grenoblois de chez Co-Work, dans le but de peupler leur conviviale bibliothèque collaborative.
  • Tout ce qui pouvait avoir une seconde vie a été déposé chez Cash Express.
  • Le reste a été apporté à la déchèterie la plus proche.

Quelle que soit la taille de notre bureau, de notre maison ou de notre chambre, nous disposons forcément d’objets inutiles, accumulés au fil du temps, qui pourraient servir à d’autres personnes, à travers le don, le recyclage ou la revente.

Faire le grand ménage ne prend pas beaucoup de temps, mais présente l’avantage de libérer notre espace, de nous procurer un certain plaisir et même parfois de récolter quelques euros.

Inutile d’attendre le Printemps pour se lancer dans le grand ménage.

Nous sommes tous impressionnistes

Pour une raison qui m’échappe*, nous cherchons souvent à découvrir des « trucs et astuces », des « secrets » ou des « tactiques » qui nous permettront d’emprunter un raccourci pour atteindre nos objectifs.

Oui, il existe des méthodes, des best-practices et des outils, dans de nombreux domaines, qui nous permettent de gagner du temps, d’améliorer la qualité de notre travail et d’obtenir de meilleurs résultats.

Non, il n’y a pas de raccourcis vers le succès.

D’une manière générale, l’ensemble des démarches promettant de gagner de l’argent facilement ou de faire des rencontres rapidement ne peuvent profiter qu’à quelques personnes : celles qui vendent ces méthodes.

Car, les choses qui méritent d’être accomplies, nécessitent du temps, du travail et de la persévérance.

Acquérir de nouvelles compétences. Construire une audience engagée. Bâtir une entreprise saine. Développer un réseau actif. Gagner la confiance de notre entourage.

Rien de tout cela ne peut arriver en un claquement de doigts, grâce à des tactiques.

En revanche, chacun de ces objectifs peut être atteint en travaillant de manière fréquente, cohérente et pertinente.

En somme, en travaillant à la manière des impressionnistes, par petites touches successives.

*Façon de parler, bien entendu.