Nouveau projet

Cela fait maintenant deux années que je tente d’étudier au mieux l’E-Commerce :

  • D’abord, en tant qu’observateur, avec le Projet DODEQA.
  • Puis, en tant que E-Commerçant, avec Candyscovery.
  • Et enfin, en tant que Consultant, avec Astuto.

L’ensemble de ces démarches m’ont permis de réaliser deux choses :

  • D’une part, il est chaque jour plus simple, plus rapide et moins coûteux de créer un site web, qu’il s’agisse d’une boutique ou d’une simple vitrine.
  • D’autre part — et il s’agit-là d’un corollaire du point précédent — en raison du grand nombre de sites existants, et créés, il est extrêmement difficile d’émerger et de générer du trafic qualifié, tout en préservant la rentabilité du projet.

Comme je l’explique dans le chapitre 8 de Se lancer sans attendre, en complément d’une stratégie de marketing par la qualité, le meilleur moyen de se faire connaître sur le web, tout en maîtrisant son budget publicitaire, consiste à produire du contenu pertinent pour les personnes à qui nous souhaitons nous adresser, et à fédérer une communauté autour de notre marque afin de diffuser ce contenu.

Pour répondre au besoin des organisations de se faire connaître — et de recruter de nouveaux clients — en ligne, Noémie et moi avons conçu deux services, mêlant marketing digital et stratégie d’entreprise.

Le premier, SOS Communtiy Manager, est une Agence de Community Management, proposant une prestation de conception et d’implémentation de stratégies de communication sur les réseaux sociaux.

Le second, SOS Rédacteur Web, est une Agence de Content Marketing, offrant un service de conception et de déploiement de stratégies de création de contenu de marque.

Voici donc le projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois et auquel nous consacrons dorénavant toute notre énergie. Si les débuts sont encourageants, nous serions ravis, dans une optique d’amélioration continue, de connaître votre opinion :

  • Comment trouvez-vous les sites respectifs de SOS Community Manager & SOS Rédacteur Web ?
  • Pensez-vous que ces services puissent avoir un sens pour votre entreprise ?
  • Pourquoi ?

N’hésitez pas à me transmettre votre opinion sur ce projet à l’adresse habituelle — hello@thibaudclement — j’aurai grand plaisir à échanger avec vous.

A bientôt.

Un nouveau Business Model pour la boulangerie

En début de mois, j’ai eu l’occasion d’assister à la remise des Trophées de l’Entreprise.

L’un des lauréats était Philippe Cavagna, Directeur Général de Banette, pour le trophée Made In Loiret, qui expliquait alors :

Les arrivées successives, sur le marché de la boulangerie, de nouveaux acteurs (les grandes surfaces et les terminaux de cuissons) et de produits de substitution (offres de restauration rapide à base de pâtes ou de sushi) ont contribué à faire évoluer le coeur de métier du boulanger.

Celui-ci ne peut plus se contenter de produire du bon pain pour réussir : il doit également assurer le développement de son entreprise, en termes de comptabilité, de ressources humaines et de marketing.

Conscients de cela, les dirigeants de Banette ont apporté une réponse pragmatique aux boulangers, à la hauteur de leur défi :

  • une marque nationale, disposant d’une forte présence en mass-medias
  • des outils de signalétiques et de communication locaux
  • une cellule dédiée à la recherche et au développement, afin de coller aux tendances culinaires et de créer de nouveaux produits
  • une farine de qualité constante, pour un pain « toujours aussi bon »
  • une école de formation, permettant un transfert de savoir et de savoir-faire permanent

Cette stratégie a permis à la petite entreprise de Briard de développer une forte notoriété — 8 français sur 10 connaissent la marque Banette — et de s’implanter dans 3.000 des 33.000 boulangeries françaises.

C’est en cernant les enjeux du métier de boulanger, que Banette a été capable de mettre au point un nouveau Business Model pour l’ensemble du secteur et de créer un véritable réseau de points de vente.

Bonus : interview d’Alexander Osterwalder, co-auteur de l’ouvrage de référence Business Model Generation et co-créateur du célèbre Business Model Canvas, réalisée dans le cadre de l’écriture de Se lancer sans attendre.

L’effet RunKeeper

RunKeeper est une application qui permet de suivre nos performances sportives, par exemple lorsque nous courons ou faisons du vélo.

En croisant les données enregistrées avec celles de nos amis Facebook, le logiciel est capable d’établir un classement mensuel, indiquant qui s’est le plus exercé.

Cette fonctionnalité ne modifie pas notre performance, mais elle modifie la perception que nous pouvons en avoir.

Autrement dit, si nous battons nos amis, nous pouvons avoir l’impression d’avoir accompli d’avantage.

Et inversement s’ils nous battent.

En réalité, notre performance demeure strictement la même, indépendamment des leurs.

Par ailleurs, aucun coefficient d’âge, de genre ou de niveau n’est appliqué aux résultats, empêchant toute comparaison d’être pertinente.

La comparaison sociale non étalonnée : voilà un effet pervers des réseaux sociaux en général et de RunKeeper en particulier.

Progrès sportifs, situation amoureuse, avancement professionnel, lieu de vacances : notre satisfaction n’est pas à indexer sur les performances de ceux qui nous entourent.

Pour nous en assurer, une seule solution : travailler pour nous même, en fonction de nos ressources et de ce qui est le mieux pour nous.

Contenu Vs. Contenant

Un livre, un eBook, un blog : trois contenants différents qui peuvent tout aussi bien envelopper un même contenu.

Lorsque nous avons des idées à partager, nous ne pouvons peut-être pas accéder au contenant que nous voulons.

Mais personne ne peut nous empêcher de créer le contenu qui est important pour nous et pour notre — future — audience.

Qui sait où cela peut mener ?

Après tout, bon nombre de bloggers finissent par publier des livres.

Innovation non technologique

L’innovation est évidemment une affaire de technologie.

Mais pas seulement.

Pensons par exemple à…

… Guy Laliberté, qui a réinventé l’art du cirque.

… Christopher Froome, qui a réinventé la manière dont est utilisée la technologie dans le cyclisme.

… Muhammad Yunus, qui a reinventé la façon de fournir de l’aide aux Pays les Moins Avancés.

… Barak Obama, qui a réinventé la façon de financer une campagne politique…

… Ainsi qu’à tous les entrepreneurs audacieux qui inventent chaque jour de nouveaux Business Models.

Innover, ce n’est pas nécessairement inventer de nouveaux outils, c’est aussi inventer de nouvelles façons d’utiliser les outils existants.

Cela, est à notre portée.

C’est pourquoi l’innovation est l’affaire de chacun de nous.

Deux options pour être satisfait

La première : obtenir ce que nous voulons. Avec le risque d’en vouloir toujours plus.

La seconde : apprécier ce que nous avons (déjà). Avec le risque de limiter nos ambitions.

La meilleure option est en réalité la troisième : celle qui consiste à apprendre à utiliser judicieusement la première et la seconde option.

Bracelets brésiliens

De retour de Salvador de Bahia, mon ami Simon m’a rapporté des Fitas Senhor do Bonfim : il s’agit de ce que nous appelons, plus couramment, et par abus de langage, des bracelets brésiliens.

Le rituel veut que celui qui souhaite porter l’une de ces franges de tissu l’attache autour de son poignet en effectuant trois noeuds, et en faisant un voeu pour chaque noeud.

Au fur et à mesure que les noeuds se détachent, naturellement, chacun des voeux est censé se réaliser.

Il existe deux façons de percevoir cela :

  • L’une est d’attribuer des propriétés magiques au bracelet et d’espérer que nos voeux se réalisent
  • L’autre consiste à utiliser le bracelet comme un pense-bête qui nous rappellera chaque jour de travailler pour que nos voeux deviennent réalité

Chacune de ces perspectives est respectable.

Inutile de vous indiquer pour laquelle j’ai opté.

Karma 2.0

Selon la loi du karma, chaque individu est responsable de ses actes, dont la somme — positive ou négative — détermine le destin.

Autrement dit, si nous agissons bien, de bonnes choses nous arriverons.

Et inversement.

Libre à chacun de nous d’adhérer ou non à cette philosophie.

Ce qui est indiscutable, en revanche, c’est que le web a profondément bouleversé les lois de propagation de l’information :

  • Tous les jours, de nouvelles connexions s’établissent, faisant de notre industrie un microcosme aux mailles de plus en plus serrées. Dérogeons à nos bonnes pratiques une seule fois, et nous pourrions bien nous retrouver « grillés » auprès de l’ensemble de notre écosystème. Car, aujourd’hui, tout le monde se connait.
  • Un buzz est vite arrivé. Du moins un bad buzz. A l’heure des réseaux sociaux, il ne faut que quelques heures à un interlocuteur insatisfait pour manifester son mécontentement. Sans même parler des adeptes du Sponso Tweet Bashing. Une erreur, et la première impression que nous donnons de notre entreprise ou de notre personne à des milliers d’inconnus pourrait bien être la mauvaise.
  • Google n’oublie rien. Jamais. Même ce que nous nous efforçons de faire oublier autour de nous, ou d’oublier nous-même. Un seul écart de conduite suffit pour que notre marque, notre entreprise ou notre réputation en pâtisse de manière durable.

Oui, chacun de nous est libre de croire ou non au Karma.

Mais aucun d’entre nous ne peut se permettre de négliger son Karma 2.0.

Leçons de Longboard

Cet été, Noémie & moi nous sommes essayés au Longboard.

(Bien entendu, nous étions plus proches de ce type de pratique, que de celui-ci ou de celui-là.)

Quelques idées que nous en avons retirées :

  1. Pour nous lancer, lire des magazines sur le sujet, consulter des sites web et visionner des vidéos peut éventuellement nous aider. Il est plus efficace encore de prendre une planche et de monter dessus.
  2. Pour débuter, inutile d’acheter du matériel de professionnel, hors de prix : mieux vaut investir le moins possible, nous faire une idée « sur le terrain », puis monter en gamme au fur et à mesure que nous progressons.
  3. Ce n’est pas en faisant du roller que nous apprendrons à tenir sur un skateboard. Cela peut aider, mais c’est évidemment en montant sur un skateboard que nous apprendrons à tenir dessus.
  4. La peur est à la fois une protection et un frein : il faut apprendre à l’écouter, la maîtriser et la dominer.
  5. « Rider », c’est oser : oser monter sur la planche, oser s’élancer, oser repousser les limites un peu plus à chaque fois.
  6. Faire du longboard permet — et implique — d’appréhender la route autrement : il est crucial de demeurer attentif aux moindres aspérités et de les prendre en compte le plus tôt possible pour pouvoir ajuster notre trajectoire de manière appropriée.
  7. Tomber fait partie du jeu : nous pouvons porter des protections, prendre des précautions, mais lorsque la chute arrive, il faut comprendre pourquoi nous sommes tombés puis remonter sur la planche. Le plus vite possible.
  8. Einstein nous disait :  » La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. » Cela vaut pour le longboard également.
  9. Il est crucial de maîtriser notre vitesse, de savoir freiner et d’être capable de sauter de la planche le cas échéant. Surtout, il est crucial de ne jamais nous laisser entraîner par notre propre allure.
  10. Il n’y a aucune honte à commencer doucement, sur une surface plane, avant de faire de la « descente » ou des acrobaties. C’est en réalité, la meilleure — la seule ? — façon de faire.

Bon « ride » à tous.