Inverser le processus de recrutement

Lorsque je vivais à Ottawa, je projetais de m’expatrier aux Etats-Unis l’année suivante. La difficulté résidait, bien évidemment, dans le fait que je ne disposais pas d’un visa de travail.

Pour y remédier, j’ai mené une expérience. Plutôt que de postuler à des centaines d’offres d’emplois, avec une candidature standardisée, j’ai procédé de la manière suivante :

  1. Sélectionner trois entreprises pour lesquelles j’avais vraiment envie de travailler.
  2. Créer une candidature sur mesure pour chacune d’elle, sous la forme d’un site internet dédié, expliquant pourquoi et comment nous pouvions collaborer.
  3. Envoyer la candidature individuellement à chaque personne susceptible d’influencer le recrutement d’un nouvel employé : les responsables opérationnels, les chargés des ressources humaines et même… les dirigeants.

Résultat : je n’ai pas obtenu un emploi aux Etats-Unis. Toujours faute de visa. Mais à travers cette méthode, je me suis vu recevoir trois propositions – sur trois candidatures – soit un taux de réussite de 100%.

Aller vers une entreprise et lui expliquer, nominativement, pourquoi nous voulons travailler pour elle - et non simplement pourquoi nous recherchons un emploi – nous permet de rééquilibrer le rapport de force candidat/recruteur et parfois même, d’inverser le processus de recrutement.

En nous démarquant significativement des autres candidats, nous « sortons du lot » et dépassons la phase de sélection : il ne nous revient plus, alors, de prouver que nous sommes la meilleure option parmi un pool de prétendants, mais il est question, pour l’organisation, de trouver le poste qui nous conviendra le mieux et grâce auquel elle pourra tirer parti de notre énergie, de notre enthousiasme et de notre capacité à prendre des initiatives.

Une situation. Deux solutions. Et définitivement, des résultats différents.

Bonus : un guide pratique reprenant pas à pas la méthode proposée dans ce post est disponible dans le Chapitre 4 de Se lancer sans attendre.

Bucket list

Dans The Bucket List, Morgan Freeman interprète Carter Chambers, un sexagénaire qui rêvait de devenir professeur d’histoire, mais avait passé toute sa vie à travailler comme mécanicien.

Alors qu’il est hospitalisé, il se souvient d’un exercice proposé par l’un de ses professeurs de faculté : dresser une liste de toutes les choses qu’il voulait accomplir au cours de sa vie.

La fameuse Bucket list.

Lorsqu’il apprend qu’il ne lui reste plus qu’une année à vivre, Carter se débarrasse de sa précieuse liste en la chiffonnant et la jetant au sol…

… pour le plus grand bonheur de son voisin de chambre : Edward Cole, interprété par Jack Nicholson, un milliardaire aigri, ironiquement propriétaire de l’hôpital dans lequel ils se trouvent.

Edward propose alors à Carter de financer un road-trip qui leur permettra de réaliser l’ensemble des éléments de la liste.

Une Bucket list est un formidable outil, pour au moins deux raisons :

  • D’une part, elle nous permet de prendre note de ce que nous désirons vraiment accomplir, et ainsi de nous organiser pour y parvenir.
  • D’autre part, elle nous aide à garder une trace de ce que nous avons déjà accompli, pour que nous n’oubliions pas de savourer le chemin parcouru.

Pour réaliser notre bucket list, une feuille et un stylo, un simple fichier Word ou – la solution que je préfère – une note Evernote, suffisent.

Nous pouvons également utiliser des outils plus spécifiques, tels que le site Bucketlist.org ou les applications Wunderlist et Rember The Milk.

Réaliser une bucket list : n’est-ce pas là un excellent premier élément pour une bucket list ?

P.S. : heureuse coïncidence, le titre de la version française de The Bucket List n’est autre que Sans Plus Attendre.

« C’était mon idée »

… mais quelqu’un d’autre l’a mise en oeuvre.

Une idée n’appartient à personne.

Il est d’ailleurs légalement impossible de breveter une simple idée.

Le seul moyen de nous approprier une idée, afin qu’elle nous appartienne vraiment et devienne « notre » idée, est de la concrétiser.

La prochaine fois que nous avons une idée, ne nous contentons pas d’y songer : passons à l’action.

DJ, Remixer, Producteur

Loo & Placido, pionniers du mash-up, se définissent comme un duo de « DJs, Remixers, Producers ».

En tant que DJs, ils utilisent les créations d’autres musiciens en les plaçant les unes à la suite des autres, pour parvenir à un enchaînement harmonieux de chansons existantes.

En tant que Remixers, ils modifient les morceaux d’autres artistes et les entremêlent les uns aux autres, pour aboutir à de nouvelles versions des morceaux originaux.

En tant que Producteurs, ils composent ex-nihilo de nouveaux rythmes, de nouvelles mélodies et de nouvelles nappes, pour créer de nouveaux morceaux inédits.

Juxtaposer, mélanger, créer : voilà une approche dont nous pouvons largement nous inspirer lorsque nous voulons passer du stade de spectateur à celui de créateur.

Et ce, bien au-delà des sphères de la musique électronique.

La sélection naturelle

Dans un environnement qui évolue lentement – où l’unité temporelle de référence est le millier d’années – il semble logique que les espèces les plus favorisées, génétiquement, survivent et dominent.

C’est exactement l’idée traduite par la célèbre expression d’Herbert Spencer : « La survie du plus apte ».

Ou encore, pourrions-nous dire, la survie du plus adapté.

Mais dans un environnement tel que le nôtre, où tout s’accélère – où l’unité temporelle de référence est le mois, la semaine, le jour ou même l’heure – nous ne pouvons plus compter sur nos qualités innées pour survivre.

Nous devons apprendre, sans cesse, à nous adapter.

Dans cet environnement, il n’est plus question de la survie du plus adapté, mais du succès du plus adaptable.

Action > Accès

Il y a encore peu de temps, si nous voulions apprendre quelque chose de nouveau, nous devions nous rendre dans un lieu donné, à un moment donné : l’accès à l’information était limité dans le temps et dans l’espace.

Ceux qui avaient la chance de disposer du savoir bénéficiaient alors d’un avantage non-négligeable sur ceux qui n’en disposaient pas.

Le web a fondamentalement changé la donne : aujourd’hui, nous sommes capables d’accéder à des articles, des tutoriels et même des cours, à tout moment, et où que nous soyons.

Avec un simple ordinateur et une connexion internet, nous pouvons apprendre à cuisiner, créer des sites web ou investir en bourse.

Le défi n’est plus d’accéder à la connaissance, mais de ne pas nous laisser happer par trop de connaissance, au point d’en oublier de passer à l’action.

Comme l’explique Tony Wagner, « ce que nous savons a beaucoup moins d’importance que ce que nous sommes capables de faire à partir de ce que nous savons. »

L’avantage n’est plus à ceux qui savent, mais à ceux qui font.

Fréquence, Cohérence, Pertinence

À Hong Kong, j’ai eu le plaisir de rencontrer Sylvain, qui m’a donné un véritable cours au sujet de la construction de marque en ligne.

Pour installer durablement une marque dans l’esprit des internautes, il convient de communiquer en respectant trois règles :

  1. Fréquence
  2. Cohérence
  3. Pertinence

Bien au-delà des sphères du marketing digital, ce principe est une clé du succès dans les situations du quotidien.

Qu’il s’agisse de progresser dans un domaine de compétence, de développer des relations saines avec ceux qui nous entourent ou de bâtir une entreprise durable, nous avons toujours intérêt à agir de manière fréquente, cohérente et pertinente.

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Pour l’amour de l’idée

Nous pouvons aimer l’idée d’être amoureux en tant que célibataire, mais nous rendre compte des défis de la vie à deux lorsque nous sommes en couple.

Nous pouvons aimer l’idée de faire le tour du monde lorsque nous sommes chez nous mais souffrir du mal du pays lorsque nous voyageons.

Nous pouvons aimer l’idée d’entreprendre lorsque nous avons un emploi mais regretter le confort du salariat lorsque nous nous lançons.

Bien souvent, nous avons tendance à confondre une idée et la réalité qu’elle représente : c’est cette confusion qui nous pousse à voir l’herbe toujours plus verte de l’autre côté de la barrière.

Pour éviter cela, tentons d’apprécier notre réalité plutôt que de fantasmer sur des idées.

Ou alors, mettons ces dernières en oeuvre et débarassons-nous de nos fantasmes.

La meilleure protection contre l’imitation

Un produit, un site, une oeuvre : tout peut être imité, copié, contrefait.

Si la copie égale rarement l’original, elle n’en cause pas moins de tort à ses créateurs.

Il n’y a en réalité qu’une seule protection infaillible contre l’imitation : l’innovation continue.

Autrement dit, nous devons innover plus rapidement que les copieurs ne peuvent copier.

Car les imitateurs peuvent copier ce que nous avons déjà fait, mais ils ne peuvent pas copier que nous allons faire.