Le Monopoly et la vraie vie

Quelques idées inspirées du Monopoly et applicables dans la « vraie vie » :

  • Inutile de posséder un hôtel rue de la Paix pour gagner
  • Tant que la partie n’est pas terminée, tout est possible
  • Mieux vaut payer ses impôts et ses amendes
  • « Cash is king »

En bonus : la règle – souvent ignorée – qui permet d’éviter les parties interminables.

Superman, Batman & MacGyver

Superman est un super héros parce qu’il possède des capacités extraordinaires : il est génétiquement différent de vous et moi. Il est né ainsi. Ses super pouvoirs sont, chez lui, innés.

Batman appartient à une autre catégorie de super héros : il n’est pas né avec des pouvoirs surhumains. En revanche, il a su utiliser la fortune à sa disposition pour développer une infrastructure qui lui confère des pseudo-pouvoirs.

MacGyver, quant à lui, n’est pas né avec avec des super pouvoirs. Il n’est pas non plus issu d’une famille particulièrement aisée. Ce qui le distingue, c’est son habileté à exploiter au mieux les moyens du bord pour arriver à ses fins.

Sans aucun doute, bénéficier d’un héritage génétique ou financier nous donne un avantage concurrentiel non-négligeable. Mais ne pas disposer d’un tel capital familial ne nous empêche pas d’accomplir de grandes choses : il suffit pour cela d’adopter le Système-D.

PS : Merci aux talentueux créateurs de WRI pour le travail exceptionnel qu’ils réalisent.

Le matérialisme, prison dorée

Les vêtements que nous portons, les produits que nous consommons, les lieux où nous vivons : tous ces éléments de notre vie forment la prison dorée dans laquelle nous nous enfermons, bien volontairement, lorsque nous recherchons un statut social à travers les objets.

Pourquoi parler de prison ?

  • Financièrement, parce que plus nous allouons d’argent à l’acquisition d’objets, moins nous en disposons pour vivre des expériences enrichissantes.
  • Matériellement, parce que ce que nous possédons nous attache à l’endroit où nous l’accumulons.
  • Émotionnellement, parce que notre état de bien-être finit par être l’otage de ce que nous sommes en mesure de nous offrir, ou non.

Si ce que nous possédons – ou voulons posséder – limite notre liberté d’agir, de bouger ou de penser, il me semble légitime d’employer le terme de prison.

Dans son fascinant ouvrage intitulé All The Money In The World, Laura Vanderkam nous explique que les personnes les plus heureuses du monde ont en commun de privilégier l’être et le vivre plutôt que l’avoir.

Pour notre plus grand bonheur, existerait-il un moyen de posséder moins et d’expérimenter davantage ? Je le pense, oui : il s’agit du minimalisme rationnel.

[Ce texte est extrait du Chapitre 2 de Se lancer sans attendre - Génération d'entrepreneurs, paru aux éditions Diateino.]

Le bon moment

La procrastination est sans aucun doute l’un des pires ennemis de l’entrepreneur. Cette habitude de remettre au lendemain ce qui doit être fait aujourd’hui est un poison dont nous devons nous débarrasser, le plus tôt possible.

Je ne fais pas ici allusion aux petites tâches du quotidien que nous n’aimons pas effectuer, comme faire le ménage ou régler une facture. Non, il est bien plutôt question des grandes choses que nous voulons accomplir : ces projets dont nous rêvons mais qui, dans le même temps, nous terrifient. Cette idée d’entreprise qui sommeille dans un coin de notre tête depuis des années. Ce rêve d’expatriation que nous nourrissons en secret. Cette oeuvre que nous avons créée mais que nous avons peur de montrer en public.

Le bon moment – celui où toutes les conditions sont réunies pour que le plan se déroule sans accroc – n’existe pas. Le seul moment où nous pouvons réellement entreprendre, c’est aujourd’hui. Maintenant. Et pour cela, nous devons avoir le courage de nous concentrer sur ce qui est important. Coûte que coûte. Cela réclame de la détermination, de l’astuce et beaucoup d’énergie.

Impossible ? Non. C’est en réalité très simple, pour peu que l’on ait une botte secrète. La mienne : avoir pris conscience de la valeur du temps.

[Ce texte est extrait du Chapitre 2 de Se lancer sans attendre - Génération d'entrepreneurs, paru aux éditions Diateino.]